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Wasquehal-Lille : le derby sera chaud

Le Lillois Mathieu Debuchy retrouvera son frère Grégoire face à Wasquehal en 16es de finale de la Coupe de France.

Le Lillois Mathieu Debuchy retrouvera son frère Grégoire face à Wasquehal en 16es de finale de la Coupe de France. - -

Wasquehal et Lille s’affronteront en 16e de finale de la Coupe de France. Après la polémique qui a opposé leurs dirigeants le week-end dernier, les retrouvailles entre les deux clubs s’annoncent tendues.

Sa voix éraillée en témoigne. Régis Bogaert n’a pas pratiquement pas dormi de la nuit. Pourtant, l’entraîneur de Wasquehal répond avec le sourire ce dimanche matin. La veille, ses joueurs ont créé l’exploit en sortant l’AJ Auxerre (2-1) en 32es de finale de la Coupe de France. « C’était le match de notre vie, glisse le technicien nordiste sur RMC. On a eu la chance de le réussir. » La chance et le talent pour revenir dans la partie après avoir été menés 1-0 par les pros de Bourgogne. « C’est exceptionnel, jubilait après la rencontre Grégoire Debuchy, le frère du Lillois Mathieu, auteur de l’égalisation. On y croyait avant le match. On a joué avec nos valeurs. Et au final, nos efforts ont été récompensés. »

Sept ans après sa victoire contre Monaco (3-2 a.p.), déjà en 32e de Coupe de France, l’ES Wasquehal s’offre un nouveau coup d’éclat. Et une petite polémique avec le grand voisin lillois. Gérard Vignoble en est l’instigateur. Vendredi, le président et maire de Wasquehal déclare dans « l’Equipe » que le LOSC est « incapable de s’intéresser au football d’en bas ». Le lendemain, le club lillois répond via un communiqué en qualifiant ces propos « d’injustes et de choquants », soulignant au passage « les moyens logistiques et humains mis gracieusement à disposition » pour la rencontre Wasquehal-Auxerre au Stadium Nord de Villeneuve d’Ascq. Ambiance…

Bogaert : « Il y a de la place pour évoluer ensemble »

Hasard du tirage au sort, les deux clubs se retrouveront en 16e de finale (22 janvier). Dans un climat certainement électrique. Même si pour l’instant, l’heure est à l’accalmie. « On est deux équipes de la même région. Il doit sûrement y avoir de la place pour évoluer ensemble, juge Bogaert. J’ai passé 15 ans au LOSC. J’ai énormément d’amour et d’estime pour ce club. Je sais qu’il y a eu quelques joutes verbales entre présidents. C’est quelque chose qui doit impérativement s’arranger. Il ne faut pas oublier ce que le LOSC apporte autour de lui. Dans mon équipe, j’ai des joueurs issus de son centre de formation. » Des joueurs qui auront à cœur de briller face à leur ancienne école. Avec l’espoir de s’offrir le scalp du leader de Ligue 1.

Alexandre Jaquin