RMC Sport

Coupe de la Ligue: Kamara décisif, spectacle zéro… les tops et flops de la victoire de Strasbourg

Bingourou Kamara

Bingourou Kamara - AFP

A l'issue d'une finale de la Coupe de la Ligue très ennuyeuse samedi au stade Pierre-Mauroy de Lille, Strasbourg a battu Guingamp aux tirs au but et décroché son troisième trophée dans cette compétition. Mais du côté des individualités, peu de joueurs se sont illustrés.

TOPS

La belle clean sheet de Kamara

Il avait déjà été l’un des meilleurs joueurs sur la pelouse lors du temps réglementaire. Décisif à trois reprises face à Thuram (16e), Benezet (54e) puis face à Alexandre Mendy durant la prolongation, le gardien strasbourgeois Bingourou Kamara a aussi été impeccable durant la séance de tir au but, repoussant le penalty de Ronny Rodelin. L’un des héros de la finale.

La puissance de Thuram

Celui qui avait fait mal aux défenseurs du PSG en quart de finale a pesé sur la défense du Racing. C’est lui qui s’est créé la plus belle occasion de l’EAG après un exploit individuel côté gauche, puis une frappe magistralement repoussée par Kamara (15e). Mais il n’a pas su être décisif. Dommage, son papa était présent dans les tribunes du stade Pierre-Mauroy…

Les éclairs de Blas

Si on l’a moins vu en deuxième période, le milieu guingampais est l’un des rares joueurs à avoir faire des différences. Ses dribbles et sa vitesse ont parfois semé la panique dans la défense strasbourgeoise.

FLOPS

La sale soirée de Roux

Titulaire en attaque, le joueur de Guingamp n’a jamais trouvé ses marques entre manque d’inspiration et de réussite (2 tirs non cadrés). Elle s’est poursuivie sur le banc avec une poche de glace sur l’oeil, l’ancien Lillois ayant été remplacé après avoir pris un coup involontaire de Mitrovic. Elle s’est terminée avec une défaite aux tirs au but. Dur dur.

Lala trop discret

On attendait mieux de la part d’un candidat à l’équipe de France. Sous les yeux de Didier Deschamps, l’arrière droit du Racing a eu beaucoup de travail face à Marcus Thuram. Il n’a pas beaucoup apporté offensivement, souvent pris à deux par les Bretons.

Le spectacle

La LFP avait pourtant mis le paquet avant le coup d’envoi en mode sono à fond et gros show lasers. Ça a vite fait pschitt. Au stade Pierre-Mauroy, les 22 acteurs, sans doute tendus par l’enjeu, ont multiplié les fautes techniques. Par ci une ouverture directement en touche, par là un télescopage entre deux joueurs strasbourgeois. D’un très faible niveau, cette finale fut longtemps soporifique et pauvre en occasions. Il faudra même attendre la 72e minute pour voir un premier tir cadré côté strasbourgeois (Thomasson). Et le pire, c’est qu’on a eu droit à 30 minutes de rab.

AB