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Coupe de la Ligue : Paris ouvre son compteur

Vainqueur de Bastia (4-0) ce samedi au Stade de France grâce à des doublés de Zlatan et Cavani, le PSG conserve sa Coupe de la Ligue et remporte le premier des quatre trophées qu’il peut viser en cette fin de saison. Un booster supplémentaire de confiance à quatre jours de retrouver le Barça.

Une case cochée. Et encore trois à remplir. En quête du premier triplé national, et d’un rêve d’éternité en Ligue des champions, le PSG version 2014-2015 a posé les bases de sa postérité en soulevant ce samedi la Coupe de la Ligue, son premier titre de la saison (le deuxième si l’on compte le Trophée des champions). Un succès sans trembler devant Bastia, 4-0 avec un doublé d’un Zlatan Ibrahimovic qui monte à 104 son compteur buts sous le maillot parisien (à cinq unités du record de Pauleta), bien aidé par la double peine infligée aux Corses par monsieur Bastien : penalty (transformé par Ibra, donc) et carton rouge à Squillaci pour sa « faute » sur Lavezzi dès la 20e minute de jeu. Les Bastiais ne partaient déjà pas favoris. Ils ne s’en remettront jamais. Et Zlatan de doubler la mise d’un bijou de frappe à ras de terre placée (41e) avant la cerise sur le gâteau signée en deux temps par Cavani en seconde période (80e, 92e).

Tenant du titre, Paris devient le deuxième club à défendre sa Coupe de la Ligue après l’OM (trois succès de suite de 2010 à 2012). Seul auteur du doublé Coupe de la Ligue-Coupe de France dans l’histoire, en 1995 et 1998, un exploit qu’il tentera de rééditer le 30 mai prochain contre Auxerre, le PSG accentue également son avance en tête du palmarès du trophée cher à Frédéric Thiriez avec une cinquième Coupe de la Ligue, deux de plus que Bordeaux et Marseille. Et se rapproche d’un autre horizon à atteindre : réaliser le quatrième doublé Coupe de la Ligue-championnat après les Girondins (2009), l’OM (2010) et… lui-même (2014).

Dans quatre jours, c’est le Barça au Parc

Pour atteindre cet objectif, les hommes de Laurent Blanc devront garder leur place en tête de la Ligue 1. Pas facile avec un OL qui va mettre la pression et un serial buteur, Zlatan, qui va désormais manquer quatre matches de rang pour ses mots fleuris. Mais comment ne pas y croire ? Comment ne pas imaginer ce PSG aller titiller des régions inconnues de l’histoire de notre football ? Avant de continuer à penser national, il va pourtant falloir se tourner vers le continental. L’attitude des Parisiens au coup de sifflet final, ce samedi au Stade de France, racontait toute l’histoire : la joie du travail accompli sur des visages où l’on pouvait aussi lire que la route restait longue.

Car dans quatre jours, c’est du lourd. Du très lourd, même. Le Barça au Parc en quart de finale aller de la C1. Ibra et Verratti n’y seront pas. Mais Blanc peut se réjouir de n’avoir perdu personne sur blessure au Stade de France. Dans cette période au calendrier un peu fou, c’est toujours ça de pris. Tout comme ce premier titre qui va encore booster un peu plus la confiance des troupes. Paris, qui reste sur quatre victoires, a tout fait bien avant d’accueillir Messi et ses copains. S’il pouvait continuer encore quelques semaines, l’Europe s’en trouverait chamboulée. Et ses rêves d’éternité se lustreraient de l’aura des souvenirs inoubliables.

Alexandre Herbinet