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Coupe de la Ligue : Rennes monte à Paris

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Dans une ambiance de feu, Rennes s’est qualifié ce mercredi soir pour la finale de la Coupe de la ligue en dominant Montpellier (2-0). Les Bretons, qui n’ont plus gagné de titre depuis 1971, défieront Saint-Etienne au Stade de France le 20 avril prochain.

Ils la tiennent leur finale, la première de leur histoire en Coupe de la Ligue. Malgré son statut d’équipe moyenne, condamnée à jouer les seconds rôles selon les propos tourmentés de son entraineur Frédéric Antonetti, Rennes montera à Paris le 20 avril prochain, pour tenter d’accrocher un troisième titre à un palmarès seulement garni de deux Coupe de France (1965, 1971). Ce privilège, les Bretons l’ont brillamment conquis face au champion de France héraultais. Un succès (2-0) salué par tout un peuple, dans un stade de la route de Lorient comble au coup d’envoi, et en ébullition au coup de sifflet final. Transportés par la perspective de la finale face à Saint-Etienne, les supporters ont même envahi la pelouse dès la fin du match, en réponse au peuple vert dont la vague s’était répandue à Geffroy-Guichard mardi. Du jamais vu à Rennes !

Ce succès, les Rennais l’ont construit dès le coup d’envoi. Supérieurs dans l’initiative et l’impact, les hommes d’Antonetti ont étouffé d’entrée de jeu des Montpelliérains handicapés par le poids de nombreuses absences. Une intensité rapidement récompensée par l’ouverture du score signée Féret (7e) d’un fort joli but. Brillant pendant toute la première période, Féret a plané sur le match. Et s’il n’est pas impliqué sur le second but d'Erding (51e), le discret milieu de terrain aura été le principal artisan de la folle soirée rennaise.

Antonetti : « On mérite notre victoire »

« Je suis content pour les joueurs car ils font beaucoup d’efforts. Ce soir, on a franchi une étape. Ce groupe est le plus agréable à entraîner depuis que je suis au stade Rennais… Je suis content pour le club car il mérite le respect, exultait le coach rennais Frédéric Antonetti. C’était un très beau match, très intense. On mérite notre victoire. Tout n’a pas été parfait mais les gars se sont surpassés pour aller au stade de France. Au coup de sifflet final, j‘ai regardé ma femme et ma fille. Des choses simples. » Un enthousiasme qui tranchait avec la colère de son homologue montpelliérain, très remonté. « Je suis plus que déçu. Ce soir (mercredi), il y avait une équipe qui a joué pour aller en finale et une autre équipe qui a joué un match amical, pestait René Girard. J’ai du mal à digérer. Chacun a joué pour sa gueule. On n’a pas joué en équipe. »

Lors de sa dernière visite au Stade de France, Rennes avait essuyé une cruelle désillusion en s’inclinant (1-2) face au modeste voisin guingampais, en finale de la Coupe de France 2009. Cette fois, le dernier obstacle s’appelle Saint-Etienne. Une grosse cylindrée de Ligue 1, mais en coupe ces dernières saisons, Rennes a trop souvent sombré face à plus petit et préfère désormais les gros. En novembre dernier, les Rennais avaient douché les ambitions du PSG au Parc des Princes (2-1). Et s’étaient découverts une supportrice de choc en la personne de l’actrice mexicaine Salma Hayek, compagne du boss breton François-Henri Pinault. La bombe latine avait électrisé les foules et transcendé le vestiaire breton. Pour se donner un peu de baume au cœur le 20 avril, Rennes sait déjà quoi faire…