RMC Sport

Giroud envoie Montpellier au SDF

Souleymane Camara et les Montpelliérains vont connaitre leur première finale au Stade de France

Souleymane Camara et les Montpelliérains vont connaitre leur première finale au Stade de France - -

Montpellier s’est qualifié pour sa première finale de Coupe de la Ligue, en venant à bout du PSG (1-0), mardi à la Mosson, grâce à un but de son attaquant, inscrit aux termes de la prolongation (122e). Premier revers de la saison pour l’équipe de Kombouaré.

Au petit jeu des passe-murailles, c’est Montpellier qui a fini par avoir le dernier mot sur Paris. L’ouverture est venue en prolongation par Olivier Giroud qui envoie ainsi le club de Louis Nicollin pour la première fois au Stade de France. Pour Robin Leproux, c’est le premier revers de son équipe qui pouvait se targuer mardi matin d’être alignée sur quatre tableaux. Et pourtant que ce fut compliqué de départager les deux adversaires de cette première demi-finale de Coupe de la Ligue !
Montpellier a connu un début de match compliqué, avec une équipe rajeunie, la faute aux absences de Dzodic (blessé), Spahic (suspendu) et Stambouli (suspendu), qui a eu du mal à se trouver. Le premier quart d’heure est Parisien, avec une équipe presque type, Makelele titularisé et Clément sur le banc, Coupet dans les cages, qui fait mal aux hommes de René Girard. Le PSG, avaleur de Coupes (8 Coupes de France, 3 Coupes de la Ligue), avec une seule défaite en 16 matches toutes compétitions confondues, montre de l’envie et de l’assurance à l’image de son attaquant de pointe international, Guillaume Hoarau. Il faut attendre le quart d’heure de jeu pour voir Montpellier dangereux sur les buts de Coupet.
C’est à ce moment de la partie, alors que Paris est installé dans le camp héraultais, que les partenaires d’Olivier Giroud inversent la tendance. Emmenés par Belhanda (22, 30e), Montpellier montre les dents. Malgré une nouvelle cartouche d’Hoarau (42e), Paris subit et les deux formations regagnent les vestiaires dos-à-dos (0-0).
La seconde période est équilibrée, les deux équipes cherchant leurs deux grands attaquants (Hoarau, Giroud) par de longs ballons. Nenê, dans un mauvais soir, est remplacé par Clément (60e). Chantôme est très actif en milieu de terrain, Hoarau rate le cadre (65e), Erding, sans relief, est à son tour remplacé par Maurice (75e). Montpellier fait trembler Coupet par Aït-Fana (69e, 75e)… De part et d’autre, il manque le dernier geste. Mais pas toujours le « mauvais », à l’image de Chantôme qui écope d’un second jaune, synonyme d’expulsion (88e), sur Bocaly. Les deux bancs commencent à s’échanger des mots, le technicien parisien a un vif échange avec l’arbitre assistant, alors que Sakho reste au sol.

Girard : « Fiers de nos garçons »

Paris aborde la prolongation réduit à dix, et logiquement avance par contres. Enorme occasion vendangée par Hoarau (100e) qui ouvre trop son pied droit et voit son tir filer à droite du poteau de Pionnier ! Le Réunionnais pourra s’en mordre les doigts. Alors que les deux équipes s’acheminent vers la séance de tirs au but, Olivier Giroud (122e) délivre son équipe par une tête qui trompe Coupet. Girard demande au public de la Mosson de se lever, Nicollin a beau jeu de féliciter les Parisiens abattus. Kombouaré ne pourra que déplorer l’inefficacité offensive de ses joueurs. A contrario, Girard pouvait savourer. « On savait qu’il y avait une finale au bout. Il fallait tout donner sans se poser de question. On peut être fiers de nos garçons. Ils ont fait un match exemplaire. On y a cru jusqu’au bout. C’est toujours une belle aventure. Une finale, il faut en profiter. On ne sait jamais quand cela peut se représenter dans une carrière. »

Louis Chenaille