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L’OM retrouve le Stade de France

Gignac a été un des artisans de la qualification pour la finale au Stade de France

Gignac a été un des artisans de la qualification pour la finale au Stade de France - -

Les Marseillais, victorieux d’une équipe auxerroise limitée (2-0), mercredi à l’Abbé-Deschamps, rejoint Montpellier, tombeur du PSG (1-0), en finale de la Coupe de la Ligue, le 23 avril au Stade de France.

L’élimination, en tout début d’année, par Evian en Coupe de France n’est plus qu’un mauvais souvenir pour l’équipe de Didier Deschamps. Après son succès en Championnat contre Bordeaux (2-1), l’Olympique de Marseille a confirmé son bon début 2011 par une victoire, qui n’a souffert d’aucune contestation, mercredi soir à Auxerre (2-0). Une victoire qui envoie les Olympiens en finale de la Coupe de la Ligue au Stade de France où ils défendront leur bien, le 23 avril, face à Montpellier, pour une affiche 100% « sudiste ».
Les deux équipes restaient sur un nul (1-1), courant décembre en Championnat. Loïc Rémy avait ouvert le score avant que Birsa n’égalise. Mercredi, le face à face a été beaucoup plus déséquilibré. Marseille, qui bénéficiait du retour de Mbia, a très vite pris le match en main. Une domination qui a failli se concrétiser au tableau d’affichage quand André-Pierre Gignac s’est trouvé seul devant Rémy Riou, sans trouver le cadre (33e). Le rouleau compresseur phocéen s’est mis en marche dans les arrêts de jeu de la première période, quand Brandao, déjà buteur contre Bordeaux, trompait le portier bourguignon (45e+1). Entre-temps, Didier Deschamps avait perdu Edouard Cissé (hématome au genou), remplacé par Charles Kaboré (30e).

Les mêmes buteurs qu’à Bordeaux

Jean Fernandez connaissait aussi son lot de tracas, avec la perte de son capitaine Benoît Pedretti, remplacé par Kamel Chafni au retour des vestiaires. « Il faut rester organiser mais gagner en percussion », résumait le technicien de l’AJA. Mais alors qu’Auxerre semblait endormir son adversaire, André-Pierre Gignac mettait l’OM à l’abri, après un très joli une-deux avec Lucho, signant son 6e but de la saison (68e). Le break était fait.
Les entrées de Jelen, enfin apte après trois mois d’indisponibilité, et Le Tallec n’y faisaient rien. DD faisait rentrer Loïc Rémy à la place de Mathieu Valbuena dans le dernier quart d’heure, assurant une rotation de son secteur offensif. Parfaitement orchestré par Lucho, véritable plaque-tournante du jeu olympien, Marseille restait à son affaire. L’équipe de Deschamps, qui pourra se féliciter de la forme retrouvée de son duo Brandao-Gignac, est à une marche du doublé. Pour Auxerre, 14e en Championnat, le dernier espoir d’une qualification européenne s’est envolé.

Louis Chenaille