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Larqué : « On voit le PSG plus beau qu’il ne l’est »

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Si le Paris Saint-Germain a remporté la finale de la Coupe de la Ligue au détriment de Lyon, (2-1), cette victoire a été acquise sans maitrise. De quoi faire l’objet d’un café-crème … sans sucre de notre consultant Jean-Michel Larqué.

Si les Parisiens ont du s’en remettre à Cavani pour inscrire les deux buts qui leur ont permis de soulever la Coupe de la Ligue, Jean-Michel Larqué a été abasourdi par le comportement de certains Parisiens samedi soir. Le membre de la Dream Team RMC Sport n’épargne ni les Thiago, ni Marco Verratti : « Ce Paris Saint-Germain m’a laissé perplexe. Effectivement, le PSG était privé d’Ibrahimovic et ce n’est pas rien. Mais en face, hier, il avait un Lyon privé de Gourcuff, Grenier, Fofana, Lopez et Ferri. On peut considérer que c’était un Olympique Lyonnais également amoindri. Et j’ai remarqué qu’à partir du moment où ils ont encaissé ce but qui a réduit l’écart (égalisation de Lacazette), le Paris Saint-Germain était beaucoup moins dominateur.

J’ai le sentiment que cette équipe de Paris, on la voit peut-être un peu plus belle qu’elle ne l’est. Thiago Silva a été transparent à Gerland la semaine dernière et inexistant hier pendant pratiquement une heure. J’ose à peine parler de Marco Verratti, qui a été insupportable, prenant un carton jaune parce qu’il était à 23 centimètres du ballon sur un coup franc et qu’il a contesté la décision de l’arbitre. Il aurait pu prendre un rouge là-dessus !

« Soit ce PSG dégoupille, soit il est traumatisé »

En finale, la première action de Thiago Motta, c’était une grosse semelle sur le genou d’un Lyonnais. Ça en dit long. Ce que je remarque, c’est qu’aujourd’hui, ce PSG qui a moins de pression est en train de dégoupiller. A moins qu’il ne soit traumatisé par l’élimination contre Chelsea en Ligue des champions. Quoi qu’il en soit, dès qu’il y a un peu de pression, ils plongent complètement. Thiago Motta a dégagé en tribune, Cavani a joué en défense centrale. On sentait un vent de panique incroyable pour une équipe qui a dix points d’avance en championnat. J’ai le sentiment que c’est l’histoire du boxeur qui n’a jamais connu le KO, qui en a pris un bon coup sur la cafetière, et qui n’est plus jamais le même à partir de là. A 2-1, on a senti l’équipe trembler. Et si j’avais été parisien, j’aurais tremblé aussi ! » 

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La rédaction