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Le Guen : « J’admire Edel »

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Avant son 8e de finale de la Coupe de la Ligue ce soir face à Nancy, l’entraîneur du PSG Paul Le Guen évoque, notamment, la titularisation du Camerounais Edel dans le but parisien.

Quelle importance donnez-vous à la Coupe de la Ligue?
Ça représente quelque chose d’important. On est tenant du titre. On a envie d’aller le plus loin possible et pourquoi pas de la gagner à nouveau. Donc c’est un rendez-vous important. C’est vrai que la compétition de base c’est le championnat. Mais on ne néglige pas les autres compétitions. Ce n’est pas un long parcours comme en Uefa. C’est un parcours plus court, difficile forcément. Mais c’est plus dans les cordes d’un club comme nous de gagner la Coupe de la Ligue que de gagner la Coupe de l’Uefa. Il faut être objectif et lucide. Donc c’est vrai que ça influence un petit peu les choix.

Les matches s’enchaînent rapidement. Ce n’est pas dur de tenir le rythme ?
Non ça va. Là, c’est vrai que cela s‘enchaîne rapidement entre dimanche, mercredi, et samedi. Mais bon, j’en tiens compte dans les compositions d’équipe. Je fais quelques rotations. J’essaie d’utiliser l’effectif de la meilleure façon possible, de façon cohérente, justement en tenant compte des objectifs qui sont réalisables, d’autres qui le sont un peu moins. Et je pense qu’on peut trouver un bon équilibre. C’est aussi bien de jouer souvent. Ça a aussi des atouts et des vertus.

Participer à la Coupe de la Ligue et à la Coupe de France, qu’est-ce que ça apporte ?
Un titre d’abord. On en gagne plus que d’autres. Et puis la satisfaction d’aller en finale de la coupe de France, même si on a été extrêmement frustré de la perdre. Mais malgré tout, on est très content de ce qu’on a fait. Ça faisait très longtemps qu’un même club n’avait pas fait deux finales dans une même saison, donc c’était une vraie performance.

Saint-Etienne a fini par virer Laurent Roussey. Quel est votre sentiment ?
D’abord, évidemment que j’ai une pensée pour lui. Mais après, chaque cas est particulier et de toute façon ça a toujours été comme ça et ce sera toujours comme ça. C’est l’élément sur lequel il est possible de jouer, donc… Là, en l’occurrence, je n’ai pas de raison de me plaindre. On connaît tous… avant de commencer et en acceptant cette fonction, on sait ce à quoi on s’expose.

Vous vous connaissez ?
J’ai fait ma formation DEPF avec lui. On était dans le même groupe. Donc oui, je le connais et j’avais apprécié de passer des semaines avec lui.

Votre stratégie de placer Giuly en pointe face à Lille vous a-t-elle convaincu ?
Déjà, ça nous avait permis de marquer un but. Après, moi, je ne suis pas du genre à tirer des conclusions définitives après un match. On va voir ce que ça peut donner sur la durée. Je ne dis pas que je le ferai toute la saison, mais je savais en début de saison que j’avais cette option-là. Je l’avais d’ailleurs expérimentée sur un match amical, mais Ludo n’était pas encore tout à fait prêt. Il a fallu attendre un petit peu avant de le refaire, mais c’est une possibilité.

Sessègnon connaît une sacrée baisse de régime. Ça vous inquiète ?
Moi je prends les décisions, je les assume, je ne les regrette pas. C’est à lui après de répondre et de faire mieux que ces derniers temps. Je trouve qu’il n’a pas été suffisamment constant. Il a baissé par rapport à ce qu’il faisait en début de saison. Il faut qu’il revienne à un meilleur niveau. Mais on en a parlé ensemble. Je pense qu’il digère un petit peu son arrivée. J’espère que ça va venir.

Face à Nancy, vous lancez dans le grand bain Apoula Edel à la place de Landreau, pourquoi ?
Mickaël souffre un petit peu de l’épaule. Il sera sur le banc. Comme il a une gêne, j’en tiens compte. J’admire Edel. C’est un bon gardien, qui nous donne totale satisfaction depuis qu’il est arrivé au club. Il a été très bon en CFA la saison dernière. Il a été capitaine de l’équipe, il a largement contribué aux bons résultats de la CFA. On a décidé de le promouvoir et de le faire passer doublure. C’est un gardien qui a vraiment de grosses qualités, qui progresse, et en plus qui a un comportement vraiment impeccable.

La rédaction - Julien Febreau