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Le Guen joue gros

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L’entraîneur du PSG Paul Le Guen joue sans doute gros à l’occasion de la demi-finale de Coupe de la Ligue mardi soir face à Auxerre.

Si le Paris Saint-Germain joue sans doute une partie de sa saison mardi soir au Parc des Princes face à Auxerre en demi-finale de la Coupe de la Ligue, son entraîneur Paul Le Guen joue également très gros. Arrivé il y a maintenant plus d’un an, le technicien Breton a pour l’instant été épargné par les critiques malgré des résultats sportifs peu flatteurs. S’il était arrivé en pompier de service en janvier 2007 avec comme unique objectif de maintenir le club en Ligue 1, la saison suivante se devait d’être une renaissance pour le club parisien.
Un mercato d’été sage et jugé de qualité allait vite être désapprouvé par les supporters et les médias. Un début de saison catastrophique et une première victoire au Parc des Princes en championnat qui n’intervient…qu’en 2008 rappelleront très vite que Paris jouera une nouvelle fois sa peau en Ligue 1 jusqu’à la fin de la saison malgré un parcours à l’extérieur encourageant.

PSG – Auxerre : une rencontre pour oublier

Lueur d’espoir pour le Paris Saint-Germain dans cette saison morose, un parcours dans les Coupes nationales pour l’instant irréprochable. La demi-finale de Coupe de la Ligue face à Auxerre mardi soir au Parc des Princes s’apparente donc à une véritable bouffée d’air pour les hommes de Paul Le Guen, peu habitués aux "grands" rendez-vous depuis plusieurs mois. Une rencontre où le PSG joue gros puisqu’il se retrouve à deux doigts d’une finale au Stade de France, et donc d’un titre.
Mais le technicien breton joue lui aussi très gros à l’occasion de cette rencontre. S’il martèle que le championnat reste la priorité, cette demi-finale peut être une aubaine mais peut également se transformer en cauchemar. Le Guen a tout à gagner : engranger de la confiance, se qualifier pour la finale et entrevoir donc la possibilité de remporter ce trophée et d’être ainsi européen la saison prochaine. Une perspective qui redonnerait à son plan sportif à long terme une véritable crédibilité auprès de supporters, patients jusqu’à maintenant mais qui commence à montrer des signes de lassitude.
L’ancien entraîneur des Rangers peut également perdre beaucoup : le peu de sérénité qui reste avant d’aborder la dernière ligne droite du championnat mais également le soutien du Parc des Princes. Car s’il bénéficie d’un capital sympathie et d’une confiance largement supérieure à ses prédécesseurs, une défaite face à Auxerre rappellera encore plus que la fin de saison sera longue et sans réel enjeu, à l’exception d’un maintien pas encore acquis.

La rédaction avec PIerre Dorian