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Le PSG relève la tête

Zlatan Ibrahimovic et Laurent Blanc

Zlatan Ibrahimovic et Laurent Blanc - AFP

Trois jours après sa déconvenue bastiaise en championnat, le PSG a redressé la barre en allant s’imposer sur la pelouse de Saint-Etienne. Qualifiés pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue, dont ils sont tenants du titre, les Parisiens s’offrent quelques jours de tranquillité.

Paris a gagné sans brio mais il respire mieux. Trois jours après son effondrement à Bastia (défaite 4-2 après avoir mené 2-0), le PSG a décroché son billet pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue en s’imposant à Saint-Etienne (0-1). 

Deux sévères tacles stéphanois d’affilée, contre les chevilles de Javier Pastore et de Lucas Digne, ont été les principales animations de 45 premières minutes plutôt pauvres, entre deux blocs resserrés mais timides en initiative. A part ça, les spectateurs n’ont pas eu grand-chose à mettre sous la dent avec une action nette de part et d’autre pour les deux derniers vainqueurs du trophée. Les Parisiens, maîtres de l’entrejeu, avaient ouvert les hostilités.

A la 17e minute, Javier Pastore caviarde Zlatan Ibrahimovic d’une pichenette entre deux défenseurs stéphanois mais le Suédois n’était visiblement pas encore bien réveillé : hors-jeu et frappe mollassonne dans les gants de Stéphane Ruffier. Côté stéphanois, la tête sur corner de Mustapha Bayal Sall (29e) devance la touffe de David Luiz. Il smashe sa reprise, Douchez est trop court mais la poitrine de Marco Verratti sauve la maison et le moral parisien.

La rage de Zlatan

A la reprise, les Stéphanois, plus rapides leurs déplacements, mettent le pied sur le ballon. D’ailleurs, Benjamin Corgnet, alerté par Hamouma après une perte de balle du revenant Thiago Motta, loupe de peu le cadre parisien sur sa frappe sans contrôle (60e). Les hommes de Laurent Blanc se décident à reprendre la possession et à utiliser leur sprinteur brésilien. Lucas, dans la profondeur sur une ouverture de Verratti, échoue à réussir tout à la fois un contrôle, l’anticipation de la sortie rapide de Ruffier et un tir cadré (67e). Trois minutes plus tard, l’international auriverde s’essaie au centre. Et là, ça marche : la poitrine d’Ibrahimovic est à la réception et marque à bout portant, malgré le réflexe de Ruffier (70e), trop court. La meilleure défense de Ligue 1 a plié et Ibra peut crier sa rage en secouant les filets de sa victime.

Après une poignée de minutes d’interruption - l’arbitre-assistant a été touché par des projectiles lancés par le public stéphanois après le but parisien, contesté par les Stéphanois - Stéphane Ruffier stoppe une frappe de Blaise Matuidi (80e). Nicolas Douchez montre lui qu’il n’est pas qu’un GO de vestiaire. L’habituelle doublure de Sirigu détourne sur sa ligne une tête à bout portant de Ricky Van Wolfswinkel, libre de tout marquage alors que la charnière brésilienne David Luiz-Thiago Silva avait été solide jusque-là. La dernière sueur froide pour le PSG qui, malgré les nuages amoncelés au-dessus de sa tête, reste en lice dans quatre compétitions. Les « pseudo-stars » ciblées par Laurent Blanc après le revers bastiais ont couru plus que ces derniers temps, à défaut d’être brillantes. Et offert quelques jours de répit à leur entraîneur.

Ioris Queyroi