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Aguirre, la colère de Dieu

Le sélectionneur du Mexique veut de nouveau connaître les joies d'un 8e de finale, comme il l'avait connu en 1986 en tant que joueur.

Le sélectionneur du Mexique veut de nouveau connaître les joies d'un 8e de finale, comme il l'avait connu en 1986 en tant que joueur. - -

Adversaire des Bleus dans le groupe A, le Mexique de Javier Aguirre joue avec l’obsession de retrouver les 8es de finale, ce qui n’est plus arrivé à la « Tri » depuis 1986.

Javier Aguirre a une obsession : atteindre, enfin, les quarts de finale de la Coupe du monde. Depuis 1986, le Mexique n’a plus jamais passé le cap des 8es de finale lors d’un Mondial. A l’époque, le sélectionneur de la « Tri » était encore joueur. Il s’en souvient comme si c’était hier. Il est surtout persuadé que son équipe a les moyens d’atteindre cet objectif. « J’ai la meilleure génération de jeunes joueurs mexicains de tous les temps, affirme-t-il. Ce sont des gagnants. Et je suis sûr qu’avec eux, on peut écrire une page d’histoire. »

Pour aguerrir son équipe, Aguirre a concocté une préparation particulièrement relevée. Depuis le mois de mai, les Mexicains ont disputé huit matches de préparation. Ils se sont surtout frottés à de grosses équipes comme l’Angleterre (1-3), les Pays-Bas (1-2) ou l’Italie (2-1).

Cette victoire face aux champions du monde italiens a plongé le pays dans l’extase. C’était la première fois en onze matches qu’une sélection mexicaine s’imposait face à la Squadra azzurra. Mais fidèle à ses habitudes, l’ancien entraîneur d’Osasuna et de l’Atletico Madrid a tempéré les enthousiastes. « Il y a encore des choses à régler », s’est-il écrié sèchement pour couper court à toute euphorie.

Considéré comme un messie

Ses joueurs, en tout cas, le suivraient au bout du monde. Charismatique, méticuleux, il est considéré au Mexique comme un messie. Par deux fois, il sauve sa sélection d’une piteuse élimination en qualifications. Premier épisode en 2001 où il prend la suite d’Enrique Meza et qualifie la « Tri » pour le Japon et la Corée. Huit ans plus tard, il remplace Sven-Goran Eriksson après un début de campagne catastrophique et accroche un billet pour l’Afrique du Sud. Mais cette fois, il lui faut faire plus : il lui faut écrire l’histoire. A 51 ans, Javier Aguirre est prêt !

Marc Ambrosiano en Afrique du Sud