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Anelka, le sulfureux

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Depuis le début de sa carrière, l’attaquant des Bleus a toujours traîné un parfum de scandale autour de lui.

Il s’enfuit à Arsenal
Le matin de la finale aller de Super Coupe d’Europe entre le PSG et la Juventus, en janvier 1997, les dirigeants parisiens apprennent que Nicolas Anelka a signé avec Arsenal. Le club anglais a profité d’une faille juridique pour chiper la perle française sans bourse déliée. Le jeune joueur, qui n’a pas encore 18 ans, est au centre d’un conflit juridique international. Sans états d’âme, il ne cède pas et portera le maillot des Gunners.

En guerre avec les stars du Real
Au Real Madrid, le Français est en butte avec Raul et les stars espagnoles de l’effectif. Son mal-être est perceptible. En mars 2000, il refuse de s’entraîner pendant trois jours. Son club le sanctionne : 45 jours de suspension et une amende record de 330 000€. Quinze jours plus tard, le joueur s’excuse. Il réintègre le groupe et sa fin de saison est convaincante. Le Real Madrid gagne même la Ligue des champions. Mais le Français quitte le club madrilène.

Nico et Luis : le conflit de génération
En 2000, il revient, enthousiaste, au PSG pour la somme record de 30M€. Mais ses prestations sur le terrain sont en demi-teinte. Lorsque Luis Fernandez remplace Philippe Bergeroo, la situation ne fait qu’empirer. Ses relations avec l’entraîneur historique du PSG sont désastreuses. Il quittera pour la deuxième fois le club de son cœur sur un constat d’échec.

La charge anti-Santini
En août 2003, il accorde une interview au vitriol à Paris Match. Il s’en prend au sélectionneur de l’équipe de France Jacques Santini, coupable de ne pas le convoquer. « Je n'ai pas besoin de l'équipe de France, lâche-t-il. Qu'il s'agenouille devant moi, s'excuse d'abord, et après je réfléchirai. » Il sera rappelé par Domenech en novembre 2005, mais ne sera pas retenu pour le Coupe du monde 2006.

Marc Ambrosiano, à Johannesburg