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Avec le bonjour de Suarez

Luis Suarez

Luis Suarez - -

Grâce à un doublé de Luis Suarez, l’Uruguay a disposé de la Corée du Sud (2-1). Pour la première fois depuis 1970, la Celeste est en quarts de finale d’une Coupe du monde.

Luis Suarez n’était pas né en 1970. Mais le buteur de l’Ajax Amsterdam n’ignore pas à quel point cette date compte dans l’histoire de son pays en Coupe du monde. Elle correspond au dernier quart de finale jouée par la Celeste dans la compétition (1-0 face à l’Union soviétique). D’un doublé, aussi opportuniste que magnifique, le natif de Salto, une ville du Nord-Ouest de l’Uruguay, a effacé cette date des tablettes. Et permis, de nouveau, à tout un peuple de rêver.

Mais avant le rêve, l’Uruguay a parfois flirté avec le cauchemar. Quatre minutes de jeu seulement au tableau d’affichage et Fernando Muslera voit, impuissant, un coup franc direct de Park Chung-young fracasser son poteau droit. La douche manque d’être glaciale mais la Corée du Sud, fébrile défensivement, offre sur un plateau l’ouverture du score aux Uruguayens. Qui pour catapulter le ballon au fond des filets ? Luis Suarez (8e). Déjà.

Meilleur buteur de la compétition

Apathiques voire profondément endormis, les Sud-Coréens peinent à prendre le match dans le bon sens. Toutefois, au retour des vestiaires, c’est le scénario inverse qui se produit. Les protégés de Huh Jung-Moo appuient sur l’accélérateur et c’est l’Uruguay qui pédale. Park Chung-young et Park Ji-sung allument deux mèches, Lee Chung-yong profite d’une errance défensive uruguayenne pour embraser la troisième (68e).

Alors dépassée, physiquement et techniquement, par son adversaire, la Celeste refait surface. A l’énergie, au mental. A dix minutes de la fin du temps réglementaire, un corner uruguayen mal repoussé par la défense sud-coréenne prend des allures de but sonnant et trébuchant pour le groupe d’Oscar Tabarez. La frappe enroulée du pied droit est magnifique. Elle est signée Luis Suarez. Encore lui.

Transparent contre la France, éclipsé dans cette Coupe du monde par Diego Forlan, le jeune homme de 23 ans se réveille à point nommé. Son doublé lui permet de rejoindre David Villa, Robert Vittek et Gonzalo Higuain au rang des meilleurs artificiers de la compétition (3 buts). Lee Dong-gook, qui avait pourtant la balle d’égalisation au bout du pied (89e), n’y changera rien. Le rêve du peuple uruguayen, glaner un troisième trophée international après ceux de 1930 et 1950, est en marche. Et si c’est encore le cas, c’est bien à Luis Suarez que la Celeste le doit.

Alix Dulac