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Barrages : Portugal, Croatie, Grèce ou Ukraine ?

Cristiano Ronaldo

Cristiano Ronaldo - -

A l'issue du tirage au sort des barrages du Mondial 2014, ce lundi (14h) à Zürich, la France connaitra l'identité du dernier obstacle la séparant du rendez-vous brésilien. Zoom sur les quatre adversaires potentiels des Bleus.

Le Portugal
Classement FIFA : 11e
Forces : Novembre 2009, novembre 2011 et désormais novembre 2013. Le Portugal est un véritable spécialiste des barrages. Et si la Selecçao peine à se qualifier directement pour une grande compétition internationale, elle sait hisser son niveau de jeu au moment de l’emballage final. Elle peut évidemment s’appuyer sur une force de frappe extraordinaire, son joueur vedette Cristiano Ronaldo, de plus en plus régulier avec la sélection portugaise.

Faiblesses : Le onze-type du Portugal est un vaste trompe-l’œil. Derrière Joao Moutinho (Monaco) et Cristiano Ronaldo (Real Madrid), aucun international portugais n’évolue véritablement au très haut niveau. Pepe souffre de la concurrence de Varane. Fabio Coentrao n’est plus titulaire au Real. Bruno Alves est remplaçant au Zenith St-Petersbourg, de même que Nani à Manchester United. Quant à Raul Meireles, ce dernier est clairement en perte de vitesse à Galatasaray.

L’avis de Nicolas Vilas : « Le Portugal, sur le papier, avait une grosse équipe il y a trois-quatre ans. De plus, la France est notre bête noire (le Portugal ne l’a plus battu depuis le 2 avril 1975, ndlr). Les Portugais cultivent un complexe d’infériorité par rapport à la France parce qu’ils n’arrivent jamais à les battre lors des matches importants. »

Cristiano Ronaldo
Cristiano Ronaldo © -

La Croatie
Classement FIFA : 10e
Forces : Srna. Corluka. Lovren. La Croatie ne manque pas d’éléments d’expérience, rompus aux joutes européennes. Tout ce petit monde jouit également des talents d’un chef d’orchestre extraordinaire, Luka Modric, et d’un sacré finisseur, le Munichois Mario Mandzukic. De quoi, dans un bon jour, faire trembler n’importe quelle défense.

Faiblesses : Depuis le départ de Slaven Bilic, la Croatie peine à proposer un football cohérent. Ce n’est pas la démission d’Igor Stimac, remplacé ce mercredi par l’ancien international et sélectionneur des Espoirs Niko Kovac, qui devrait remettre de l’ordre dans la maison à damiers. A moins que cette fois, la mayonnaise prenne…

L’avis de Luis Fernandez : « La Croatie reste une bonne nation du football, avec un potentiel technique, capable de faire de bonnes choses. Il ne faut pas oublier que lors du dernier championnat d’Europe, ils avaient tenu tête à l’Espagne (0-1) et à l’Italie (1-1). Alors attention… »

Mario Mandzukic
Mario Mandzukic © -

La Grèce
Classement FIFA : 12e

Forces : Sa défense. Bétonner semble être un second métier pour les joueurs grecs. Plus que devant, c’est derrière que la Grèce construit ses succès, avec des résultats toujours étriqués (13 victoires 1-0 sur ses 45 derniers matches) mais très peu de buts pris (4 durant la phase éliminatoire du Mondial 2014). Et avec Giorgos Samaras (Celtic Glasgow) et Kostas Mitroglou (Olympiakos), la Grèce peut, malgré tout, aussi faire la différence devant…

Faiblesses : Son jeu d’attaque forcément. L’animation offensive des joueurs grecs est quasi nulle (12 buts seulement inscrits lors des éliminatoires), puisque la majorité de leurs efforts est portée sur le replacement défensif et le harcèlement du porteur du ballon. Bref, depuis son succès à l’Euro 2004, la Grèce n’a pas franchement évolué. Il s’agirait de grandir…

L’avis de Safet Susic (sélectionneur de la Bosnie) : « La Grèce est une bonne équipe mais très, très défensive. Cette équipe est expérimentée mais à part Giorgos Samaras, dont il faudra se méfier, les autres joueurs ne sont pas d’un très, très haut niveau. Si la France tombe sur la Grèce, ce ne sera pas un mauvais tirage. Je pense que les Bleus vont passer facilement et seront capables de gagner les deux matches. »

Kostas Mitroglou
Kostas Mitroglou © -

L’Ukraine
Classement FIFA : 26e

Forces : Une défense disciplinée (4 buts encaissés comme… la Grèce !). Une confiance en soi importante après un savant revirement lors des éliminatoires : après un début catastrophique (deux points en trois matches, l’Ukraine a su, sous l’impulsion de son nouveau sélectionneur Mikhaïl Ivanovich Fomenko, se remobiliser pour arracher sa place en barrages, après avoir longtemps été en position de rejoindre le Brésil… par vol direct.

Faiblesses : Contrairement au Portugal, l’Ukraine n’est pas un heureux spécialiste des barrages. Les trois dernières fois que les partenaires de la nouvelle star, Andreï Iarmolenko (Dynamo Kiev), ont atteint ce stade de la compétition, ils ont échoué. Et ce n’est pas leur bilan face à la France (0 victoire, 4 défaites et 3 nuls en 7 confrontations) qui font d’eux un motif de cauchemar pour les Bleus.

L’avis de RMC Sport : « L’Ukraine a rarement été un mauvais client pour l’équipe de France. Mais il ne faudrait pas relativiser les bienfaits du système Fomenko, invaincu en tant que sélectionneur (8 victoires et 2 nuls). Ni, dans un effectif vieillissant mais expérimenté, tout l’apport du jeune Iarmolenko (23 ans), enfin digne de l’attente placée en lui après un Euro 2012 passée dans l’anonymat.

Andreï Iarmolenko
Andreï Iarmolenko © -

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La rédaction