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Beckham, confident de Rooney

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Présent en Afrique du Sud auprès de la sélection anglaise, David Bekcham, blessé avec le Milan AC au tendon d'achille au printemps, joue le 24e homme. S'il est proche de Wayne Rooney, personne ne sait exactement quel est son rôle... Enquête.

La pelouse du "Royal Bafokeng Sports Campus" brille sous le soleil austral. Dans le rond central, Fabio Capello a réuni ses joueurs. Ils sont 24. David Beckham, concentré, survêt de la tête aux pieds, ne quitte pas l'équipe des yeux. Rooney, surtout. Les deux hommes n'ont jamais joué ensemble. Mais leur coeur bat pour United. Manchester coule dans leurs veines. Beckham élogieux sur "son" poulain en mars dernier après avoir sorti le Milan AC : "Wayne est joueur extraordinaire. Il fait partie du top 3 mondial avec Messi et Ronaldo."

Becks comprend Rooney. Tendu comme une arbalète, l'attaquant de Manchester United s'est mis trop de pression sur les épaules avant de venir en Afrique du Sud. Blessé en 2006, il ne joue que quelques matches. Après le nul contre l'Algérie (0-0) au Cap, Rooney s'en prend violemment aux supporters anglais devant les caméras : "Très agréable de se faire siffler par ses propres supporters. C'est ce qu'on appelle un soutien loyal..." C'est à l'issue de ce match qu'un supporter parvient à se frayer un chemin jusqu'aux vestiaires. Sans incident notoire. Beckham minimise l'affaire et Ronney longe les murs. Le lendemain, Beckham incite Rooney à ne pas se disperser. A rester concentrer vers l'objectif. Seul hic, Rooney n'a jamais marqué en Coupe du monde. Un comble pour celui qui en a déjà disputé deux à 24 ans et 61 sélections... Trop de pression, les tabloïds sur le dos, des distorsions internes et une rivalité avec les autres stars du groupe - Terry, Gerrard, Lampard - le propulsent en marge de la sélection. Beckham a connu ça. En 98, notamment. Owen explose au grand jour, Beckham ne supporte pas. L'expulsion de Saint-Etienne en est la preuve.

Fin politique

Flanqué de son frère Harry, le Prince William jubile lorsqu'il aperçoit la silhouette de Beckham. Il n'ose s'aprocher de la star de l'équipe anglaise. La vraie. Le fils de Lady Diana sourit timidement avant de "lui demander un autographe". William a compris le rôle précieux que tient Bekcham en Afrique du Sud. Capello, éloge de la rigueur, malmène ses ouailles. Beckham adoucit les moeurs. Et joue l'Ambassadeur. En ligne de mire ? 2018. Déjà présent en Afrique du Sud l'hiver dernier avec Lord Triesman, le patron de la FA, impliqué depuis dans une sombre affaire de corruption, Beckham a compris où se situaient ses intérêts. BBC et ITV l'ont chassé pendant des semaines. Sans succès. ITV a dû se rabattre sur Keegan, Adebayor et Lineker. Becks présent à Singapour en 2005 afin de soutenir Londres 2012. Cinq and plus tard, le voilà à nouveau en figure de proue. Avec le même succès ? Le "Spice Boy", vitrine d'une société anglaise en mal de reconnaissance. D'une équipe en proie au doute : "Je connais la plupart des joueurs, donc il est facile pour moi de savoir exactement ce qu’il se passe au sein de la sélection..." Paroles volées à l'issue du match contre l'Algérie. Beckham ne communique pas. Ni sur l'Angleterre, ni sur 2018. Dans l'ombre, toujours dans l'ombre. N'est ce pas, Mister Capello ?

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C. Co à Johannesburg