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Brèves de sélections – Episode 4

Diego Maradona

Diego Maradona - -

Le football, même s’il n’est pas brésilien ou espagnol, recèle d’histoires cocasses ou croustillantes qui font le sel de ce sport et de la Coupe du monde. Voici les quatre du jour qui concernent la France, le Ghana, les Pays-Bas et l’Argentine.

France : Pogba entraîneur-joueur de Chelsea, c'est fait !

Rien n’échappe aux médias britanniques. Pas même les faits et gestes des internationaux français. Sur des images de la FFF montrant les Bleus dans l’avion qui les ramenaient à Ribeirao Preto vendredi soir après leur large succès contre la Suisse (5-2), le média anglais a eu la bonne idée de se pencher d’un peu plus près sur l’une d’entre elles. Sur cette image, donc, on y voit Paul Pogba, très concentré, le regard scotché sur son écran d’ordinateur portable. Et si on zoomait pour voir ? Drôle d’idée ? Oui sauf que le Turinois, qui est plongé dans son jeu de gestion footballistique « Football Manager », n’est ni aux commandes de la Juve, ni de l’équipe de France. Non, le champion du monde des moins de 20 ans se prend pour José Mourinho puisqu’il « dirige » Chelsea qui affronte à cet instant précis l’équipe d’Arsenal. Mieux, Paul Pogba figure aussi dans l’équipe positionnée en 4-2-3-1. Prémonitoire ?

Ghana : Muntari offre des billets dans une favela

Qui a dit que les footeux vivaient dans leur bulle ? A la veille d’affronter l’Allemagne (2-2), le milieu de terrain ghanéen Sulley Muntari a pris l’initiative de quitter l’hôtel des Black Stars après avoir obtenu au préalable l’autorisation de son sélectionneur Kwasi Appiah. Si le coach ghanéen a exceptionnellement laissé partir un de ses joueurs à la veille d’un match aussi important, c’est parce que celui-ci avait un but bien précis : se rendre à Maceio, l’une des villes les plus pauvres du Brésil. Accompagné d’agents de sécurité, Muntari ne s’est pas contenté de signer des autographes aux habitants des favelas. Non, le joueur du Milan AC leur a aussi distribué des billets de la main à la main.

Pays-Bas : van Gaal donne des leçons de fair-play à la Fifa

Ce lundi se disputeront les derniers matches des groupes A et B. Le classement aura évidemment son importance puisque le premier du groupe A défiera le deuxième du groupe B tandis que le premier du groupe B affrontera le deuxièm du groupe A en 8e de finale. Jusque-là tout est normal. Oui mais voilà, ce lundi, les matches du groupe B (18h) se dérouleront avant ceux du groupe A (22h). Autrement dit, contrairement au début de compétition, le Brésil, actuel leader du groupe A, défiera le Cameroun, avant que les Pays-Bas, déjà qualifié pour les 8e, ne défient le Chili. La Seleçao connaîtra donc le nom de ses deux adversaires potentiels avant de jouer. Pas juste du tout pour Louis van Gaal. « La Fifa a fait la pub du fair-play à chaque match mais elle vient finalement avec un truc pareil. Ce n'est pas bien, pas fair-play, peste le sélectionneur néerlandais. Nous allons jouer pour la victoire contre le Chili. Le fait que le Brésil joue après nous n'aura aucune influence. Je suppose qu'ils rempliront aussi leur devoir sportif. La question dans cette discussion est uniquement de savoir pourquoi la Fifa fait-elle cela ? Je trouve cela risible. »

Argentine : Maradona, le doigt d'honneur du « chat noir »

Samedi à Belo Horizonte, la sélection argentine a dû attendre un exploit de Lionel Messi à la 91e minute pour battre l’Iran (1-0) et assurer sa place en 8e de finale de la Coupe du monde. Ce nouveau but de la star du Barça, pas de chance, Diego Maradona l’a manqué. Lui qui était présent dans les tribunes du Mineirao, le stade de Belo Horizonte, a quitté les tribunes avant le coup de sifflet final. Un départ prématuré que n’a pas laissé échapper le président de la Fédération argentine Julio Grondona. Dans la presse locale, celui-ci aurait en effet accusé Maradona d’être un « mufa » (une personne qui porte malchance). Une bien mauvaise idée quand on connaît l’ego d’El Diez. Et ce qui devait arriver arriva. Le dérapage. Dans un show télévisé, l’idole napolitaine a répondu au patron argentin avec ses mots, mais aussi ses doigts et son élégance légendaire. « Pauvre stupide. C'est le mérite de Messi, et non pas parce que je suis parti », a déclaré Maradona avant d’adresser un doigt d’honneur face à la camera. « Je tiens à dire (à Grondona) que tout ce que je possède, je l'ai gagné avec mon travail, alors que lui l'a acheté avec la FIFA. » Voilà, voilà…