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Copacabana, le paradis du sport

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Reportage RMC Sport. A quelques jours du début de la Coupe du monde, c’est tout le Brésil qui pense, mange et dort football. Mais Rio n’a pas attendu la Coupe du monde pour se convertir au sport. A Copacabana, il est roi depuis longtemps.

Qui dit Rio, dit souvent Copacabana. Et qui dit Copacabana dit soleil, maillots de bain et rythmes endiablés. Image idyllique d’une ville qui possède l’une des plus belles plages du monde. A tel point qu’on la surnomme Princesinha do Mar (Petite Princesse de la Mer). Mais Copacabana rime surtout avec sport, et pas uniquement en période de Coupe du monde. Le matin, le soir, la nuit, en plein soleil à midi, nombreux sont les joggeurs qui arpentent l’Avenida Atlantica, sorte de « Promenade des Anglais » qui longe la mythique étendue de sable.

Toutes les générations se retrouvent sur la plage pour pratiquer une activité physique. Football, volley, foot-volley, tennis, handball… Différents terrains sont disséminés le long des 4,5km de plage, y compris des appareils de musculation en forme de mobilier urbain. Avec un sport en plein boom : le frescobol, sorte de sport de raquette avec une balle qui rebondit fortement. « Ici tout le monde pratique beaucoup de sport, confirmé Camillia, croisée sur place. Si vous marchez sur la plage, vous trouverez beaucoup de monde en train de faire du sport. Les Cariocas aussi aiment cet endroit, avec la plage, le sable, le soleil, la chaleur… Tout ça nous aide à garder l’esprit de faire du sport et garder son corps affuté. »

« Le rapport au corps est très important »

Les clichés brésiliens renvoient l’image de corps bodybuildés, luisant d’huile solaire et de monoï. Mais à Copacabana, toutes les morphologies sont de sortie. Gonflette ou pas, personnes en surpoids, jeunes, vieux : tout le monde exhibe son corps. « Le rapport au corps est très important. Le sport est dans l’âme des Brésiliens, et depuis tout petit », confirme Jean-Claude Journiac. Ce Français installé à Rio vient d’ailleurs jouer au volley chaque samedi à Copacabana.

Garder les Brésiliens en forme est également un bon filon pour certains. Le samedi, des préparateurs physiques s’installent et attendent les clients. Parmi eux, Luciano, qui a fait du sport un business mais qui avance l’argument santé : « Notre culture, notre environnement nous donnent la motivation de faire une activité physique extérieure, confie-t-il. Le problème d’obésité des enfants est très important et il faut inclure les enfants dans le programme d’activités physiques. C’est primordial d’avoir une activité pour réduire les risques d’obésité, pas seulement à Rio mais dans tout le pays. » Un vrai programme de santé publique.

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La rédaction