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Coupe du monde : les tops et flops d’Angleterre-Italie

Wayne Rooney

Wayne Rooney - -

Avec un milieu parfaitement organisé et sauvée par Salvatore Sirigu, l’Italie a battu (2-1) une Angleterre où seuls les jeunes ont surnagé. Wayne Rooney est passé à côté et les Anglais ont même perdu sur blessure… un membre de leur staff.

LES TOPS

Le milieu italien

Si l’Italie a souvent subi, elle a finalement réussi à manier son adversaire à sa guise grâce à un milieu de terrain très performant. Comme toujours, Andrea Pirlo y a régné en maître, distillant quelques passes savamment dosées ou décalant parfaitement Claudio Marchisio sur l’ouverture du score (35e)… sans toucher le ballon ! Le maestro de la Juve aurait même pu inscrire le plus beau but de ce début de Mondial si la barre de Hart n’avait pas repoussé son coup-franc (93e). Si Marchisio s’est montré efficace et De Rossi infatigable, Antonio Candreva a fait étalage de sa technique. Positionné côté droit, il a multiplié les incursions dans la défense anglaise et délivré un « caviar » à Balotelli sur le deuxième but (50e). Remplacé par Thiago Motta à la 57e minute, Marco Verratti a finalement été le plus discret de cet entrejeu parfaitement huilé. 

Salvatore Sirigu

Blessé à une cheville lors de l’entraînement de vendredi, Gianluigi Buffon a déclaré forfait quelques heures avant le coup d’envoi du match. Finalement pas un gros problème pour l’Italie, qui compte une doublure de haut niveau en la personne de Salvatore Sirigu. Alors que la rumeur d’un possible forfait du gardien parisien était également sortie juste avant le match, Sirigu était finalement bien là. Et il a tenu la baraque, repoussant les tentatives de Sturridge (49e) ou Baines (77e) et régnant dans les airs. Si la cheville de Buffon continue de faire des siennes, les cages italiennes seront quand mêmes bien gardées.

La jeunesse anglaise

La sélection anglaise a encore trop de lacunes pour faire figure de favori dans cette Coupe du monde. Mais l’avenir peut être envisagé sereinement car sa jeunesse est déjà impressionnante. Positionné en meneur de jeu, Raheem Sterling a semé la zizanie entre le milieu et la défense italienne. Le but de Sturridge (37e) part d’ailleurs d’une passe somptueuse du jeune joueur de Liverpool (19 ans). Très bon lors des matchs de préparation, Ross Barkley était quant à lui remplaçant. Entré à la place de Welbeck à l’heure de jeu, le feu follet d’Everton (20 ans) a tenté de secouer la défense italienne. En vain, malgré quelques rushs intéressants. 

LES FLOPS

Wayne Rooney

Qu’arrive-t-il à Wayne Rooney ? A 28 ans, l’attaquant anglais est censé être le leader de l’attaque des « Three Lions ». Mais le joueur de Manchester United est loin d’être dans la forme de sa vie. S’il offre le but à Sturridge sur une belle passe, il a ensuite manqué à peu près tout ce qu’il a tenté, notamment une frappe dans la surface qui aurait fait mouche lors de ses plus belles années (62e). En neuf matchs de Coupe du monde, l’homme aux 39 buts en sélection n’a toujours pas trouvé le chemin des filets. Pas sûr pourtant que Roy Hodgson ose le sortir de l’équipe jeudi face à l’Uruguay. 

Le physique des Anglais

Pour limiter les effets de la chaleur de Manaus, dans la jungle amazonienne, la FIFA avait envisagé d’effectuer des pauses hydratation pendant le match. Le projet n’a finalement pas été retenu, mais les Anglais n’auraient sans doute pas été contre. Car même si la chaleur n’était pas si insupportable que ça, les hommes de Roy Hodgson ont souffert physiquement. Raheem Sterling a eu des crampes juste après l’heure de jeu, Cahill a ressenti la même chose dans les dix dernières minutes et Sturridge est sorti extenué à la 80e. Le contraste avec les Italiens, saignants jusqu’au bout, était saisissant. 

Gary Lewin, le physiothérapeute anglais

Etre l’attraction d’un match de Coupe du monde lorsqu’on est physiothérapeute n’est pas donné à tout le monde. Gary Lewin est le premier à réussir l’exploit. Mais le membre du staff des « Three Lions » se serait sans doute bien passé d’un tel honneur. En allant célébrer l’égalisation de Sturridge, l’ancien salarié d’Arsenal a sauté et est retombé sur une bouteille d’eau posée au sol. Bilan : une dislocation de la cheville, une sortie sur civière et déjà la fin du Mondial. Cruel, mais cocasse. 

Alexandre Alain