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Coupe du monde : Suarez flingue l’Angleterre

Luis Suarez

Luis Suarez - -

Grâce à un doublé de Luis Suarez, l’Uruguay s’est relancé aux dépens de l’Angleterre (2-1) pour une qualification en 8es de finale de la Coupe du monde. De retour de blessure, le buteur de Liverpool a joué un bien vilain tour aux Three Lions.

Il joue en Angleterre. A fini meilleur buteur du royaume, cette saison, avec 31 réalisations. Est totalement imprégné du jeu anglais. Malheureusement pour l’Angleterre, quand Luis Suarez n’évolue pas en Premier League sous le maillot de Liverpool, c’est avec la tunique de l’Uruguay qu’il court. Et qu’il marque. La suite de l’histoire ? Déjà écrite. C’est lui, d’un doublé fracassant jeudi soir (2-1), qui a remis la Celeste sur pieds dans cette Coupe du monde. Lui qui ne voulait pas « porter sur ses épaules le poids entier du match » a pourtant sauvé les siens. Et par ricochets, a pratiquement mis à la porte la sélection anglaise, en attendant le résultat d’Italie-Costa-Rica ce vendredi. Un bien vilain tour pour le (presque) deuxième pays de Luis Suarez.

Remplaçant et non entré en jeu samedi, lors de la défaite des siens contre le Costa Rica (1-3), la star de Liverpool avait dû ronger son frein, frustrée de ne pas pouvoir aider les siens. La faute à ce maudit genou, blessé et opéré fin mai, qui a bien failli lui faire manquer la Coupe du monde. Mais jeudi soir, le goleador des Reds était bien là, titulaire sur la pelouse de l’Arena de Sao Paulo. Son retour était attendu par tout un peuple. Mais avec quelle forme ? Et quel impact ? Sa capacité à sublimer d’entrée une ligne d’attaque peu convaincante contre les Costaricains restait entièrement à prouver.

Rooney marque... pour rien

L’intéressé aura vite rassuré tout le monde. Son engagement ? Total tout au long de la rencontre. Ses courses ? Répétées à l’envi. Le travail du physiothérapeute de la Celeste, Walter Ferreira, aura porté ses fruits et pas ingrat, Luis Suarez n’oubliera pas de le célébrer après son premier but. Sa finition dans la surface ? Intacte, diabolique. Il suffisait de voir les yeux hagards de Joe Hart, battu sur une tête lobée (39e) puis sur une frappe surpuissante de Suarez (85e)pour le comprendre : les cartouches du Pistolero n’étaient pas rouillées jeudi soir. Tant mieux pour la Celeste, qui n’aura cadré que… deux tirs dans cette partie. Devinez leur auteur…

Forcément, la frustration sera majuscule dans le camp anglais. Surtout pour Wayne Rooney. Le joueur de Manchester United, qui aura longtemps vu sa malédiction en Coupe du monde (zéro but) lui coller à la peau, avait fini par vaincre le mauvais sort et pensait vraiment, sur son but égalisateur (75e), avoir changé le destin de l’Angleterre. Et le sien. Mais son premier but dans un Mondial sera resté sans suite. Il n’aura pas pesé lourd, au final, face aux 4e et 5e réalisations de Luis Suarez, en sept matches de Coupe du monde. Lui, le porte-bonheur de la Celeste, qui gagne toujours dans la compétition lorsque son buteur fait tourner ses doigts comme des pistolets. Cela valait bien une standing-ovation de l’Arena de Sao Paulo à sa sortie (88e). Et quelques belles larmes de joie au coup de sifflet final.

La rédaction