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Coupe du monde U20: Nabil Alioui, décisif dans le 1er match des Bleus, a craint pour sa présence

Nabil Alioui

Nabil Alioui - ICON SPORT

Passeur décisif lors du premier match de l'équipe de France face à l'Arabie saoudite ce samedi à la Coupe du monde U20 (2-0), Nabil Alioui aurait pu ne pas être présent en Pologne. Blessé en début de saison, l'attaquant n'a pu revenir qu'en mars dernier avec le Cercle de Bruges, club où il est prêté par l'AS Monaco. Le Français savoure ce début de compétition, avec un été qui pourrait être agité. Son agent a d'ailleurs rendez-vous à Monaco dans les prochains jours.

Nabil Alioui, comment se passent les premiers jours en Pologne?

Très bien. Cette victoire face à l'Arabie saoudite nous permet de travailler plus tranquillement. Elle nous met dans le bain, on attend le prochain match et on essaiera de faire de même. On ne connait tous depuis les U16 en majorité dans le groupe, donc c'est plus facile pour nous. C'est un avantage car on peut se concentrer un peu plus sur les adversaires, en regardant des vidéos et nos adversaires directs sur le terrain. C'est important car on ne connait pas forcement les formations non-européennes. 

Dans une Coupe du monde, même en U20, l'atmosphère est-elle particulière?

Complètement. On est beaucoup plus encadré, il y a plus de monde au stade... Mais surtout, il y a beaucoup plus d'intensité dans les matchs. On l'a vu contre l'Arabie saoudite, tout va plus vite. Et puis même si on est dans une compétition de jeunes, le résultat est important. On fait plus attention au contenu de nos matchs aussi.

Quel est l'objectif des Bleus dans cette compétition? 

D’abord, il faut déjà sortir des poules, c’est le premier objectif. On ne peut pas voir dans le futur ce que l’on va faire. Il faut faire les choses étape par étape et ne pas se précipiter. On a encore deux matchs de groupe, il faudra les aborder avec une grande concentration. Il faudra sortir des poules et on verra par la suite. 

Vous avez connu une longue blessure cette saison. Cette Coupe du monde ne représente finalement pas le moment le plus important de votre année?

Oui et non. J'ai vécu une longue rééducation, c'était déjà très important de revenir sur les terrains. Et de bien revenir. Cette Coupe du monde n'est pas moins, mais tout aussi importante que ma rééducation. J'avais besoin de jouer pour montrer au coach que je pouvais faire partie de cette équipe. Il y a eu un moment où j'ai cru ne pas pouvoir disputer cette Coupe du monde. 

Comment jugez-vous votre prêt au Cercle de Bruges du coup?

C'était positif. Malgré la longue blessure. J'ai mis un pied dans le monde professionnel, c'était une première pour moi. Je n'avais connu que les équipes de jeunes jusqu'à maintenant. Maintenant que j'ai pu arriver au haut niveau, j'ai envie d'y rester, comme tous les joueurs.

Loïc Tanzi