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Epatants Fennecs !

Majid Bougherra a parfaitement muselé Wayne Rooney

Majid Bougherra a parfaitement muselé Wayne Rooney - -

Courageuse et pleine de maîtrise technique, la sélection algérienne a tenu en échec, hier soir, au Green Point stadium du Cap, une équipe anglaise très décevante (0-0).

Pour le premier match de son histoire face à l’Angleterre, l’Algérie a retrouvé des couleurs et une âme face à l’un des favoris du tournoi. En obtenant le nul (0-0), les hommes de Saadane se sont rassurés après la défaite face à la Slovénie (1-0) et peuvent encore rêver à une possible qualification. C’est la première fois qu’ils n’encaissent pas au moins un but en Coupe du monde.

D’entrée, les Anglais sont terriblement gênés par la maîtrise technique et la vivacité des Fennecs. Les joueurs de Fabio Capello, qui a préféré James à Green dans le but, sont privés de ballon. Le Sochalien Boudebouz fait une bonne rentrée pour sa première titularisation en Coupe du monde. Belhadj, lui, en fait voir de toutes les couleurs à son ancien équipier à Portsmouth, Glen Johnson.

Visiblement, les stars anglaises ont un mal fou à se trouver, à l’image de Gerrard et de Rooney. Les deux joueurs sont hors du coup et leur relation technique est catastrophique. Rincé, l’attaquant de Manchester United ne trouve toujours pas la cible. Il n’a plus marqué avec sa sélection depuis le 9 septembre et une large victoire face à la Croatie (5-1). Sur le bord du terrain, Capello, qui fête son 64e anniversaire, fulmine. Le retour de Barry n’apporte même pas le liant espéré.

Les stars anglaises en perdition

Il faut attendre l’heure de jeu pour que l’Angleterre impose sa puissance physique et reprenne en main le fil de la partie. La pression monte graduellement sur le but de M’Bolhi et les tirs cadrés se multiplient. Dans l’axe, Yahia, Halliche et Bougherra font le métier, bien aidés en cela par la maladresse de Lampard et de ses partenaires.

L’entrée de Defoe (74e) redonne du tonus à une attaque anglaise si brouillonne qu’elle ne parvient pas à trouver la faille. Le nul récompense l’abnégation et la solidarité d’une formation algérienne qui a prouvé qu’elle valait beaucoup mieux que sa prestation face à la Slovénie. Quant aux joueurs de Capello, ils concèdent leur deuxième nul en deux matches. Leur jeu collectif ne ressemble toujours pas à grand-chose. Et c’est bien ça le plus grave pour une équipe qui rêve de conquérir un deuxième titre mondial et qui n’est toujours pas qualifiée avant la dernière journée de ce groupe C…

Marc Ambrosiano à Johannesburg