RMC Sport

Escalettes : « La France est à sa place »

Le président du football français s'est dit non surpris par l'absence de la France du chapeau des têtes de série.

Le président du football français s'est dit non surpris par l'absence de la France du chapeau des têtes de série. - -

A la surprise générale, la France n’a pas été versée dans le chapeau des têtes de série du tirage au sort de la Coupe du monde 2010, qui aura lieu ce vendredi. Le président de la FFF, lui, déclare ne pas être étonné.

[Retour au dossier spécial Tirage au sort]

Président, êtes vous surpris par la place de la France, absente des têtes de série ?
Il n’y a pas de surprise du tout. Je m’y attendais depuis un certain temps, j’avais fait mes petits calculs. Il en fallait sept puisque l’Afrique du Sud (pays organisateur) avait une place prioritaire dans ce premier chapeau. Comme nous étions 9e avant les barrages, puisque les barrages n’ont pas compté, et bien, il aurait fallu un petit miracle pour entrer dans les huit, étant entendu que notre place de finaliste en 2006 n’a pas comblé ce handicap de points par rapport à ceux qui sont juste devant nous.

L’épisode de la main de Thierry Henry a-t-il selon vous pesé dans ce mode de calcul ?
Si je vous répondais « Oui », ce serait considérer que les critères de la FIFA sont élastiques. Je considère que la FIFA est faite de gens extrêmement compétents qui ont des critères qu’ils appliquent, et après il y a le résultat des courses. Je pense qu’il s’agit de critères objectifs que j’accepte puisqu’on accepte les décisions de la FIFA, même si là, il n’y a rien d’écrit.

Ça complique sérieusement l’affaire…
On aura un beau groupe, il sera magnifique, c’est ça la Coupe du monde ! C’est pour ça qu’on y va !

S’agit-il d’une régression ?
La France n’est pas dans les trois ou quatre premiers comme elle l’a été après le Mondial 1998, c’est sûr. Elle est en 9e position. Elle fait partie des nations du Top 10. Ce n’est pas mal, mais on a l’ambition d’aller plus haut. La France est à sa place. On ne va pas refaire l’histoire.

Avez-vous parlé à Raymond Domenech ?
Non, j’étais à l’Elysée avec Frédéric Thiriez et Jacques Lambert pour l’aide de l’Etat à la candidature de la France à l’Euro 2016. Le Président de la République avait douze maires autour de lui. Je ne pouvais pas appeler le sélectionneur en présence du Président. On n’a même pas abordé le problème des têtes de série, même s’il s’intéresse au football. On a parlé gros sous. J’appellerai Raymond Domenech ce soir dans l’avion. Mais ça ne changera rien, on ne demandera pas à la FIFA de nous mettre 7es.

La rédaction