RMC Sport

Espagne - Pays-Bas : pourquoi ça peut clasher

Iniesta et les Espagnols attendent les Néerlandais

Iniesta et les Espagnols attendent les Néerlandais - -

Remake de la finale de la Coupe du monde 2010, la plus « violente » de l’histoire, le match Espagne - Pays-Bas qui ouvre le groupe B ce vendredi à Salvador (21h, HF) sera-t-il enfin à la hauteur du prestige de ces deux nations ? Rien n’est moins sûr.

Des retrouvailles pour un « règlement de compte » ?

Personne n’a oublié la dernière finale de la Coupe du monde il y a quatre ans à Johannesburg. Remportée par la Roja aux dépens des Pays-Bas (1-0 a.p.), elle avait été aussi marquée par 14 cartons jaunes et un carton rouge (Heitinga). Un triste record. Sans parler de l’agression façon kung-fu du Néerlandais Nigel de Jong sur Xabi Alonso. « Je ne regrette rien, je n’avais pas l’intention de le blesser », avait déclaré le Batave quelques semaines après la finale. Quatre ans plus tard, de nombreux acteurs «avertis » se retrouveront sur la pelouse de l’Arena Fonte Nova de Salvador. Retrouvailles sulfureuses en perspective ? « Je ne crois pas que les Pays-Bas aient été brutaux, tempère le sélectionneur espagnol Vicente Del Bosque. Il y a eu trois ou quatre actions peut-être à contretemps mais nous ne pouvons pas dire ça des Pays-Bas. Pour ce qu'elle représente dans le football mondial, cette sélection a une école de football, une grande tradition et elle a toujours fait d'excellentes Coupes du monde. Je pense que nous allons avoir en face de nous une équipe qui jouera de manière sportive. »

Les Hollandais déjà sous haute tension

Fidèle à sa réputation, la sélection néerlandaise a déjà fait parler d’elle hors du rectangle vert. Preuve que l’engagement est déjà présent dans les rangs bataves, on a déjà assisté dimanche à une séance d’entraînement particulièrement musclée. Après un énième tacle viril de de Jong sur Wesley Sneijder, Bruno Martins Indi et Arjen Robben ont échangé quelques coups sous les yeux d’un Louis van Gaal impassible. Un avant-goût de ce qui nous attend vendredi (21h, heure française) ?

Un enjeu déjà capital

Le remake de la finale 2010 n’autorise aucun round d’observation. Et pour cause, dans ce groupe B dans lequel le Chili pourrait avoir aussi son mot à dire, la 1ere place sera un objectif majeur, car le 2e de cette poule affrontera le 1er du groupe A, le groupe du… Brésil. La Seleçao, qui part grande favorite pour terminer en tête de sa poule, est un adversaire que l’Espagne, malgré son titre de championne du monde, et les Pays-Bas, veulent à tout prix éviter. « Ce qui nous intéresse, c’est de remporter la victoire, même si, en fonction de la façon dont se passera le match, un nul peut aussi être un bon résultat », nuance Iker Casillas, le gardien et le capitaine de la Roja. De son côté, Louis van Gaal a déjà annoncé qu’il alignera cinq défenseurs et deux milieux de terrain défensifs, histoire de laisser le moins d’espace possible aux Espagnols. La promesse de nombreux contacts et d’une très grosse intensité. Et plus si affinités.

A lire aussi :

EN VIDEO - Coupe du monde : les plus beaux gestes à l’entraînement

En images : les légendes du football brésilien 

Vieira : « La France peut être une belle surprise »

La rédaction