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Et si Serbie-France se jouait à huis clos…

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Suite aux incidents entre supporters ayant émaillé la rencontre Serbie-Autriche, une menace de sanction disciplinaire plane au-dessus de la formation dirigée par Radomir Antic.

Et si le Serbie-France du 9 septembre prochain, cette « finale » comme tout le monde la conçoit déjà pour la qualification pour le Mondial 2010, avait lieu à huis clos ? « Si la FIFA décide de punir la Serbie et lui interdit de jouer devant son public, a déclaré Dragan Stojkovic à l’antenne d’RMC, je suis sûr que cela avantagerait la France. Sans ses supporters, ce match ne sera pas le même pour les Serbes. » En effet. Dans un tel cas de figure, le stade FK Crvena Zvezda, dit « le Maracana » de Belgrade serait beaucoup moins impressionnant pour les protégés de Raymond Domenech. Mais qu’est-ce qui a donc pu pousser l’ancien joueur de l’Olympique de Marseille (1990-1994) à tenir de tels propos ? Invité de Luis Attaque mardi, l’ex-président de la Fédération serbe (2005-2008) se base sur les graves incidents survenus samedi dernier, lors de la victoire des siens devant l’Autriche (1-0). D’importants jets de projectiles avaient été signalés, ces derniers ayant pour cible le carré de supporters autrichiens. Des observateurs de la FIFA, présents au match, ont aussitôt saisi le dossier. Et une sanction n’est pas à exclure.
La question est désormais de savoir de quelle nature celle-ci pourrait être. Joint au téléphone, le président du comité national olympique serbe, Ivan Curkovic, se montre beaucoup moins inquiet que Stojkovic. Selon l’ancien gardien des Verts, la Serbie risque au mieux une grosse amende et pas le match à huis clos que son compatriote redoute tant. La FFF, interpellé par le biais de son service de presse, affirme « connaître l’existence des incidents en Serbie » mais ne pas être au courant d’une éventuelle sanction disciplinaire. Même son de cloche pour la FIFA, qui, visiblement, n’a pas encore d’avis tranché sur le dossier. Muette mardi soir donc, la Fédération Française de Football devrait pourtant s’intéresser au plus haut point à cette affaire. Affronter la Serbie chez elle – ce qui sera loin d’être une mince affaire – sans son bouillant public à ses côtés, c’est un avantage sur lequel Raymond Domenech et sa bande ne jureraient pas aujourd’hui.

La rédaction - Marc Ambrosiano