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Fiasco des Bleus : nouvelles révélations

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Une semaine après la débâcle de l’équipe de France de football en Afrique du Sud, on en sait plus sur les véritables événements de Knysna. Raymond Domenech en ressort essoré. Nos informations exclusives.

Grève de l’entraînement : Domenech savait, Duverne en dindon de la farce
Comme le quotidien « Le Parisien » l’a déjà évoqué, Raymond Domenech était bel et bien au courant de la mutinerie organisée par les joueurs et donc de leur fameuse grève, le dimanche 20 juin. Certains d’entre eux avaient en effet délibérément prévenu le sélectionneur de leur action quelques heures auparavant. Ils lui ont révélé que ce coup d’éclat était une manière de protester contre le départ de Nicolas Anelka la veille. Il s’agissait également de vilipender le contenu de séances d’entraînement jugées peu intéressantes. Le seul hic, c’est que Raymond Domenech avait ce jour là prévu une session plus physique avec des exercices de Robert Duverne. Et c’est donc l’ancien préparateur physique de l’OL qui a hérité de la patate chaude.

N’étant pas prévenu, il a dans un premier temps explosé, d’où le début d’altercation filmée avec Patrice Evra. Or ce n’était pas Duverne le premier visé, mais bien Domenech. Le sélectionneur le savait et n’a pas cru bon d’en parler avec son préparateur, pourtant l’un de ses proches. Ce dernier ne l’a appris que dans la soirée par les joueurs avec lesquels il a, dans l’ensemble, toujours eu la cote. Il regrette depuis d’être passé pour le dindon de la farce. Il en veut d’ailleurs à Domenech.

Lloris, Govou, Squillaci (notamment) voulaient s’entraîner
Selon nos informations, Hugo Lloris, Sidney Govou et Sébastien Squillaci comptaient tout de même s’entraîner le dimanche. Ils en avaient discuté avant le retour dans le bus avec certains de leurs coéquipiers. Ils se sont finalement rangés à l’avis du groupe, qui dans sa majorité ne souhaitait pas retourner sur la pelouse du Field Of Dreams. Mais ils n’ont en aucune manière été intimidés par qui que ce soit. Le dialogue s’est même déroulé « de manière très démocratique », selon un observateur avisé. Jean Pierre Escalettes, Raymond Domenech et René Charrier ont eux aussi essayé de tempérer la fronde. Jérémy Toulalan était également dans les mêmes dispositions.

Mais au final, la grève l’a emporté avec les conséquences désastreuses que tout le monde connaît. Une solution intermédiaire, qui était de transmettre le communiqué tout en s’entraînant, a un moment été envisagée. Mais emportés par leur colère et leur déception à l’égard de leur coach et de leurs instances, les joueurs, qui le regrettent aujourd’hui, sont allés de bout de leur action.

Anelka a tout fait pour discuter avec Domenech
Malgré les dires de Raymond Domenech et du président démissionnaire de la FFF, Jean-Pierre Escalettes, Nicolas Anelka a bien essayé le jour de son exclusion de discuter avec le sélectionneur pour aplanir leur différend. Domenech, qui enchaînait ce jour là les réunions, notamment avec son président, a laissé le joueur en plan tout au long des la journée, lui disant qu’il finirait par le recevoir. Ce qu’il n’a jamais fait. Du coup, Anelka, avec l’appui de certains de ses coéquipiers, est passé par Alain Boghossian, entraîneur-adjoint des Bleus, pour lui demander d’intercéder en sa faveur. Le champion du monde 1998 a fait passer le message à son supérieur. Sans plus de réussite. Quelques heures plus tard, Anelka a quitté les Bleus avec son avocat, effectuant près de six heures de route dans la nuit pour rejoindre Le Cap. Même si selon nos informations, et contrairement à certaines affirmations, la FFF a bien pris en charge sa nuit d’hôtel ainsi que son billet de retour vers Londres.

M.B