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Italie-Uruguay : une autre grosse tête va tomber

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Après l’Angleterre, éliminée avant d’affronter le Costa Rica déjà qualifié (18h), le groupe D va faire une autre victime de rang ce mardi soir. Malheur au perdant de la rencontre entre l’Uruguay et l’Italie (18h).

Vous aviez dit groupe de la mort ? Les Anglais ont déjà dit « good bye » au Mondial brésilien, après deux défaites contre l’Italie (1-2) et l’Uruguay (1-2). Mais avec le parcours surprenant du Costa Rica (six points), une autre grande nation du football mondial dira « ciao » ou « adios » prématurément à la Coupe du monde. Soit le vainqueur de la Copa America 2011, soit le vice-champion d’Europe 2012, donc. Les deux équipes comptent trois points chacune, mais au jeu de la différence de buts, c’est la Squadra Azzura qui mène (+1 contre 0). L'Italie pourrait de ce fait retrouver un jeu plus défensif pour ce match, avec une défense à cinq. Sans Daniele De Rossi, forfait et remplacé par Leonardo Bonucci en défense centrale. Et avec un jour de récupération en moins.

L’Uruguay doit donc impérativement remporter cette finale du groupe D. « Nous avons un groupe habitué à résister à la pression et qui y répond bien », a tenu à rassurer Oscar Tabarez, qui a franchi la phase de groupes lors de ses deux précédentes Coupes du monde à la tête de la Celeste, en 1990, éliminée en 1/8e de finale par... l'Italie (2-0), puis en 2010 (demi-finale). L’état de forme lui donne raison, aussi. Les Uruguayens restent sur une victoire rassurante face aux Anglais, alors que les Italiens n’ont peut-être pas encore digérés leur défaite surprise contre le Costa Rica (0-1). Même si Natal signifie « Noël » en italien…

Le Pistolero dégaine à nouveau

Mais si Luis Suarez, auteur d’un doublé contre les Anglais, poursuit sa bonne forme côté Uruguay, le cadeau promet d’être empoisonné. Encore en chaise roulante après une opération au genou gauche, l’attaquant de Liverpool a remis sa sélection sur le chemin de la qualification, après la défaite contre le Costa Rica (1-3) en son absence. « Peut-être que notre football n'est pas très attractif mais on a des joueurs qui donnent tout, nos joueurs aiment leur pays et pour nous c'est très important », analyse le sélectionneur Oscar Tabarez, capable de mettre sur le banc la légende Diego Lugano pour le remplacer par le jeune José Giménez (19 ans) en défense centrale. On appelle ça la « garra charua ».

Une philosophie qui pourrait bien correspondre aussi au Costa Rica. Qui aurait misé sur une qualification dès le deuxième match de ce petit pays d’Amérique Centrale ? Un résultat nul suffira aux Ticos pour rester en tête de la poule. Mais avec une différence de buts supérieure (+3), les coéquipiers de Joël Campbell semblent à l'abri. Face à la surprise du groupe, dans quel état d'esprit vont se présenter les joueurs anglais pour leur dernier match du Mondial ? « Je suis brisé par ce qui s'est passé ces deux dernières semaines », confie le milieu de terrain et capitaine Steven Gerrard, qui souhaite prendre son temps pour décider de la suite à donner à sa carrière internationale. Une page va se tourner, quoi qu’il arrive.

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Adrien Debargue