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Juninho : « L’équipe de France peut aller au bout »

Juninho

Juninho - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Membre de la Dream Team RMC Sport, Juninho donne ses prévisions à J-100 de la Coupe du monde. S’il fait du Brésil le favori, l’ancien milieu de terrain estime que la France a beaucoup d’atouts pour aller très loin.

« Comme le Brésil, l’équipe de France a la faculté de redevenir une équipe compétitive, au point de gagner une Coupe du monde. C’était comme ça en 1998. Les Bleus n’avaient pas bien commencé et ont finalement écrasé le Brésil en finale (3-0). De son côté, la Seleçao était en difficulté à chaque match il y a deux ans et, pourtant, elle fait partie des favoris maintenant. Si l’équipe de France vient avec un esprit gagnant, c’est sûr qu’elle est capable d’aller au bout. En plus, elle a une grande capacité physique, ce qui est très important. Cet atout peut faire la différence, surtout que les joueurs vont peut-être avoir des moments difficiles à cause de la chaleur. C’est toujours compliqué de comparer avec France 98. Aujourd’hui, c’est une nouvelle génération qui commence avec une compétition importante. Mais ça ne veut pas dire qu’ils ne sont pas capables de faire une belle compétition.

Je pense quand même que les grands favoris sont les Brésiliens. Ils ont montré l’an passé pendant la Coupe des confédérations qu’ils étaient capables de battre l’Espagne et d’une très belle manière (3-0 en finale). Ils ont une défense très solide avec Thiago Silva et David Luiz. La blessure de Fred est un problème et il faut qu’il retrouve sa forme. Mais tous les joueurs sont adaptés au pays, connaissent bien les supporters, les stades, les terrains... Ils sont tous formés au Brésil. Après, ce n’est pas parce que le Brésil est favori qu’il va gagner la Coupe du monde, surtout que la Seleção sera l’équipe à abattre.

« Une grosse pression sur le Brésil »

Pour évoquer le hors-terrain, le Brésil est un pays qui a toujours des problèmes. On essaie de changer les choses mais beaucoup de jeunes n’ont pas accès à l’éducation. En revanche, je ne pense pas que les joueurs vont mélanger les choses pendant la compétition. C’est une pression énorme. Ils ont déjà été très protégés lors de la Coupe des confédérations. Ils n’ont jamais parlé des problèmes du pays. Je n’étais d’ailleurs pas d’accord avec ça. Cette situation risque de mettre une grosse pression et certains joueurs peuvent avoir du mal à la gérer. Mais pendant la Coupe du monde, je pense qu’on ne parlera que de football. »

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La rédaction