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Kakà, ange et démon

Kaka

Kaka - -

Très nerveux depuis le début du Mondial au point d’accumuler les cartons, le très religieux Brésilien du Real Madrid revient à son meilleur niveau à point nommé juste avant d’affronter les Pays-Bas, en quarts de finale, ce vendredi à Port-Elizabeth (16h).

On connaissait jusqu’à présent le Kakà version gendre idéal, la super star du ballon rond propre sur elle, adepte d’une église évangélique et qui avait avoué un jour être resté vierge avant son mariage. En Afrique du Sud, on a assisté à la métamorphose du personnage. Le numéro 10 de la Seleçao a pris du galon. Il montre les dents. Après un tacle appuyé de Felipe Melo à l’entraînement, il a bien failli en venir aux mains avec son équipier. Il a même été expulsé (sévèrement) après avoir mis un coup de coude à Kader Keita lors de la victoire en poule face à la Côte d’Ivoire (3-1). « Le premier carton est justifié, pas le deuxième, affirme-t-il après le match. Je n’étais pas énervé, j’avais juste la rage de vaincre. »

Suspendu face au Portugal (0-0) pour un match sans enjeu, le joueur du Real a été de nouveau averti face au Chili pour un tacle en retard. Face aux Pays-Bas, ce vendredi au Nelson Mandela Bay stadium de Port-Elizabeth, Kakà sera sous la menace d’un carton qui le priverait d’une éventuelle demi-finale. « Les joueurs techniques sont punis et ceux qui commettent des fautes non, c'est lamentable », peste Dunga qui reconnaît néanmoins « un problème ». Les deux hommes ont d’ailleurs discuté de la question. « Je ne veux pas qu’il soit suspendu », prévient le sélectionneur argentin.

Pubalgie tenace

Et pour cause ! Même s’il sort d’une saison ratée au Real Madrid due à une pubalgie tenace, la star brésilienne est indispensable. D’autant que le joueur revient peu à peu à son meilleur niveau. Face aux Néerlandais, la Seleçao aura besoin de son sens du jeu, de ses passes millimétrées comme sur le premier but de Luis Fabiano face au Chili et de sa capacité d’accélération. Il le sait et se dit prêt à relever le défi. Sur un bracelet qu’il porte en permanence au poignet, il est écrit « OQJF? ». « O que Jesus faria ? » (« Que ferait Jésus à ma place ? »). Dunga a une petite idée sur la question…