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L’Australie se prend aussi au Mondial

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« Survivre au groupe de la mort », titre le quotidien national The Australian, les Australiens se trouvant dans la poule des deux derniers finalistes, l’Espagne et les Pays-Bas et du Chili. « Mériter le rêve », insiste The Age, soulignant que les Socceroos sont l’équipe la moins bien classée dans une des poules les plus difficiles de la compétition et que par voie de conséquence, ils n’ont pas d’autre pression que de montrer qu’ils méritent d’être au Brésil. « On peut chauffer le Chili » (jeu de mot anglais avec le piment qui se dit Chili, « we can make it hot for Chili ») assène Le Herald Sun. Tous les quotidiens nationaux ou régionaux y vont de leur cahier spécial Coupe du monde de 8 à 24 pages avec interviews, analyses, rêves, photos, posters et calendriers des rencontres.

Pour autant, ni les chaines de télé ni les journaux n’oublient d’évoquer les dossiers noirs de la Coupe du monde (l’agitation sociale, les scandales, le dérapage de Michel Platini demandant un peu de calme au moins pendant la compétition), la succession de Sepp Blatter et surtout le relais des informations sorties dans la presse anglo-saxonne ces derniers jours. « La colère inonde les rues mais le Brésil transpire le football », analyse The Age, qui prévoit un cataclysme en cas de défaite des Brésiliens dans le match d’ouverture contre la Croatie. Le même The Age se demandant à quoi pourrait bien ressembler une Coupe du monde de football organisée par l’Australie. Les autorités australiennes se sont en effet engouffrées dès le 1er juin dans la brèche ouverte par les allégations de corruption du Qatar pour l’obtention de la coupe du monde 2022 au détriment de la nation Gold and Green. Une nation qui sait aussi manier l’autodérision, The Australian soulignant qu’il y avait autant de chance d’obtenir l’organisation de l’épreuve en 2022 que de voir les Socceroos être sacrés champion du monde au Brésil, les bookmakers les plus optimistes leurs collant une côte de 501 contre 1.

L.D.