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L’Espagne en route vers un doublé historique

Carles Puyol

Carles Puyol - -

Une tête victorieuse de Puyol face à l’Allemagne (1-0), ce mercredi soir à Durban, offre aux champions d’Europe une place historique en finale, dimanche prochain, face aux Pays-Bas.

Dimanche 11 juillet, au Soccer City stadium de Johannesburg, la Coupe du monde aura un 8e vainqueur. Car ni l’Espagne, victorieuse de l’Allemagne (1-0), ce mercredi soir, au Moses Mabidha stadium du Cap, ni les Pays-Bas n’ont eu encore le bonheur de remporter un titre mondial. Les champions d’Europe en titre partent évidemment favoris. Car pour la première finale mondiale de la Seleccion, Villa et ses équipiers arrivent lancés, fort de la confiance accumulée au fil des semaines et des certitudes techniques retrouvées en cette fin de tournoi.

Lorsque M. Kassai donne le coup d’envoi de la seconde demi-finale, Espagnols et Allemands se retrouvent deux ans après la finale de l’Euro à Vienne au terme de laquelle la Roja a été sacrée championne d’Europe. La revanche se lit dans les yeux de Schweinsteiger qui n’a toujours pas digéré la joyeuse farandole espagnole en zone mixte alors qu’il répond à des questions de la télévision.

Pour autant, la première période n’atteint pas les sommets. Les deux équipes se craignent énormément. Podolski et ses partenaires refusent d’offrir le moindre espace aux redoutables flèches espagnoles. La Seleccion, où le fantomatique Fernando Torres a laissé sa place à Pedro, se montre néanmoins la plus entreprenante. D’entrée, Villa bute sur Neuer (7e) et la tête de Puyol rate la cible d’un cheveu frisé (14e).

Mais chassez le naturel offensif de la Mannschaft et il revient au galop ! Trochowski, le remplaçant de la merveille Müller, suspendu, oblige Casillas à une belle parade. Et dans le temps additionnel de la première période, Sergio Ramos bouscule Ozil dans la surface. C’est un miracle si le défenseur du Real Madrid échappe au penalty.

Le foulard de la Reine

A la reprise, les débats se tendent. Dans le palco officiel, la Reine Sofia étreint son foulard de la San Fermin qu’elle a ceint autour de son cou. Cela porte chance à ses couleurs. Son équipe monte en régime. Pedro oblige Neuer à un arrêt désespéré avant qu’Iniesta n’adresse un centre brûlant devant le but allemand (58e). La furia roja est intenable. Fridriech et ses copains de la défense sont soûlés de coups.

Mais les joueurs de Löw ne baissent pas les bras et se montrent dangereux sur des contres à l’image de Kroos qui fait briller Casillas (69e). Il faut un corner de Xavi et une tête surpuissante de Puyol pour abattre la résistance allemande (73e). Une fois de plus, les Espagnols font la différence d’extrême justesse, autant par leur talent que par leur détermination sans faille. Il en faut des tonnes pour arriver en finale d’une Coupe du monde. Et encore plus pour la gagner. Une chose est sûre, ce sera le premier triomphe d’une équipe européenne hors de son continent.

Marc Ambrosiano