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La Belgique peut (aussi) croire à son étoile

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Victorieuse des Etats-Unis après prolongation (2-1), la Belgique est le dernier qualifié pour les quarts du Mondial, où elle retrouvera l’Argentine. Un grand huit ouvert et sans immense favori, qui promet une course finale au titre passionnante.

Les premières impressions ont laissé place aux projections. Les certitudes bancales aux interrogations sur la suite. Les huitièmes de finale désormais terminés, ils ne sont plus que huit à pouvoir prétendre recevoir la couronne mondiale, le 13 juillet. Huit prétendants pour un trône et une évidence : aucun gros favori ne se dégage. Du Brésil à la Belgique, en passant par l’Allemagne, la France ou le Costa Rica, toutes les formations ont eu des difficultés pour survivre à leur premier match à élimination directe. La logique a certes toujours fini par être respectée. Mais aucune équipe n’a livré une performance assez solide de bout en bout pour faire craindre le pire aux sept autres.

Si ce Mondial se révélait déjà superbe, la possibilité de voir son suspense sportif le faire basculer dans l’irrationnel grandit de plus en plus. Impossible de prédire quelle formation sera championne du monde. Impossible, même, de deviner à coup sûr le duel final. On ne sait pas, on ne sait plus, et c’est le football qui va en sortir vainqueur. Dernier exemple en date ? La Belgique, huitième qualifié pour les quarts après sa victoire sur les Etats-Unis ce mardi (2-1) grâce à des buts inscrits lors de la prolongation par De Bruyne (93e) et Lukaku (105e) contre une réduction du score signée Green (107e), qui nous a offert dix minutes de pure furia. Des Diables Rouges dominateurs et supérieurs, les Américains se montrant trop frileux dans leur expression offensive, mais qui auront mis 93 minutes à faire craquer la défense d’un Tim Howard impérial dans ses cages.

Quatre victoires de suite en Coupe du monde, une première pour la Belgique

Avec leur succès, leur quatrième en autant de matches dans cette Coupe du monde (une première pour ce pays), dont trois « clean sheets », Eden Hazard et ses coéquipiers – dont un Thibaut Courtois toujours invaincu en 21 matches en équipe nationale – vont maintenant croiser la route de l’Argentine pour leur deuxième quart de finale de Coupe du monde après celui de 1986. Ils y a trois semaines, on aurait parié sans trop réfléchir sur la bande à Leo Messi. Aujourd’hui, on s’abstiendrait. Entre une Albiceleste poussive à chaque match et des Belges talentueux mais parfois trop brouillons, comment désigner un favori logique ? Dans cette question, que l’on peut multiplier pour chacun des quarts, se trouve tout l’intérêt d’une fin de compétition ouverte à tous les vents.

Belgique-Colombie en finale ? On en est encore très loin. Mais l’affiche serait-elle plus surprenante que Brésil-Argentine après tout ce que l’on a pu observer ? A y regarder de plus près, la logique des « gros » semble pourtant respectée : les huit premiers de groupe à l’issue de la première phase ont remporté leur huitième. Un carton plein qui ne raconte pas les efforts déployés par chacun pour s’en sortir. Tous auraient pu sombrer. Ils ont le potentiel d’exploser au prochain tour. Ou celui de poursuivre l’aventure jusqu’au bout. L’espoir grandit pour tous. Reste à savoir lesquels des huit rêveurs se réveilleront à la prochaine étape.

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Alexandre Herbinet