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La Colombie, symbole d’une Amsud conquérante

La joie des Colombiens face à la Côte d'Ivoire

La joie des Colombiens face à la Côte d'Ivoire - -

Vainqueur de la Côte d’Ivoire (2-1) ce jeudi à Brasilia, la Colombie signe un second succès de rang dans le groupe C et est déjà en 8e de finale de la Coupe du monde. A l’image de la plupart des équipes sud-américaines, elle a le vent dans le dos.

Finalement, l’ombre de Radamel Falcao n’est pas si pesante que ça. L’absence de la star incontestée de la sélection colombienne n’est pas un handicap pour l’équipe de José Pekerman qui, fort de sa victoire 2-1 contre la Côte d’Ivoire ce jeudi à Brasilia et du match nul entre le Japon et la Grèce (0-0), est déjà en 8es de finale de la Coupe du monde. Grâce à des buts de James Rodriguez (64e) et Juan Quintero (70e) contre une réalisation de Gervinho (73e), les Colombiens sont en tête de ce groupe C.

Malgré l’entrée en jeu de Didier Drogba à l’heure de jeu (applaudi par le public majoritairement colombien), les Eléphants ont été dépassés après la pause. « J’ai remarqué que les équipes sud-américaines étaient bien préparées et ce n’est pas un hasard si la différence s’est faite en 2e période, remarque Capitaine Larqué. J’ai l’impression que c’est physiquement que la Colombie a fait la différence et que la Côte d’Ivoire a baissé de régime. »

Veron : « En Europe, les joueurs progressent plus vite »

Si l’on pourrait retrouver les deux pays en 8e de finale, la forme affichée par la sélection colombienne interpelle. Car l’équipe de José Pekerman symbolise à merveille la réussite des équipes sud-américaines dans cette Coupe du monde. En marge du Brésil et de l’Uruguay qui ont laissé jusqu’à présent une impression mitigée, l’Argentine, le Chili voire le Costa Rica ou le Mexique pour parler aussi des équipes d’Amérique centrales, épatent depuis le début de la compétition.

« Je suis aussi surpris par le niveau de jeu des sélections sud-américaines comme la Colombie, voire le Mexique, note la légende argentine Juan Sebastian Veron. Ce sont des équipes très jeunes, très joueuses mais à la base sans expérience. Mais dès les qualifications pour cette Coupe du monde, je me suis aperçu que ces équipes avaient beaucoup de qualités. Une des explications est de voir de nombreux joueurs sud-américains évoluer en Europe dans les plus grands clubs. Ils progressent plus vite que par le passé et bénéficient aussi de l’environnement. » Et si ce n’était qu’un début ?

AB