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La Serbie entre peur et euphorie

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Leader du groupe 7 avec quatre points d’avance sur la France : c’est en position de force que la Serbie reçoit samedi la Roumanie à Belgrade (20h30). Mais les hommes de Radomir Antic ne sont pas à l’abri d’une mauvaise surprise…

Encore un petit effort… Ce soir, les Serbes n’ont qu’une mission à remplir pour composter leur ticket pour l’Afrique du Sud : une victoire sur la Roumanie et la qualification pour la Coupe du Monde 2010 sera acquise. Les Tricolores roumains, avant-derniers du groupe 7, n’ont rien d’un obstacle insurmontable pour les protégés de Radomir Antic. Pourtant, les "Aigles Blancs" n’abordent pas cette rencontre avec une grande sérénité.

La faute, en premier lieu, à leurs supporters. Depuis le début des éliminatoires, ces derniers ne cessent de faire parler d’eux, notamment en raison de jets de fumigènes et d’engins pyrotechniques. Ce fut le cas lors de la réception de la France (1-1, le 9 septembre 2009) ou lors du déplacement en Autriche (1-3, le 15 octobre 2008). Pis, le 28 mars dernier en Roumanie (2-3), ces supporters en étaient même venus aux mains avec les stewards du stade de Constanta. Plutôt clémente jusque-là, la FIFA menace désormais la fédération serbe de retraits de points en cas de récidive. « Nous voulons que les fans nous soutiennent sans causer de problèmes », confie le buteur du Standard Liège Milan Jovanovic.

Fragilisé par le décès à Belgrade du supporter toulousain Brice Taton, tabassé à mort par des hooligans, le football serbe veut redorer son blason. « Nous avons un objectif à atteindre, affirme dans le quotidien Blic le capitaine et chef d’orchestre de la sélection, Dejan Stankovic, de retour de blessure. L’enjeu sera plus important que face à la France, mais nous avons moins de pression. »

« Nous voulons qualifier la Serbie en son nom propre pour la prochaine Coupe du Monde, martèle Marko Pantelic, qui profite de la suspension de Danko Lazovic (exclu contre la France) pour réintégrer la sélection. La Roumanie ne sera pas celle que nous avons battue à Constanta mais chez nous, nous devons l’emporter. » Les Serbes n’ont pas de plan B. En cas de victoire, la capitale risque fort de s’embraser. « Si l’on gagne, j’irai à pied du stade jusqu’à la Place de la République », a déjà prévenu Stankovic. « Je suis prêt à toutes les folies si l’on gagne », ajoute Pantelic. Ils seront des dizaines de milliers à l’imiter. Si la victoire est au bout…

La rédaction - Alix Dulac (RMC Sport)