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Le derby explosif des frères ennemis

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Pour leur première rencontre en phase finale de Coupe du monde, la Roja de Fernando Torres et la Selecçao de Cristiano Ronaldo se disputent un ticket pour les quarts de finale, ce mardi au Green Point stadium du Cap (20h30).

« La menace, c’est Cristiano Ronaldo ! » En dépit de ses prestations mitigées en matches de poule, la star du Real Madrid fait la Une de la presse espagnole avant le 8e de finale entre l’Espagne et le Portugal, ce mardi soir (20h30) au Green Point stadium du Cap. « Attention, précise toutefois Vicente Del Bosque, le sélectionneur espagnol. Le Portugal, c’est Cristiano Ronaldo… et une très bonne équipe derrière lui. »

Cela fait six ans que les deux sélections s’évitent. Leur dernière confrontation remonte en effet à l’Euro 2004. Ce soir-là, un but de Nuno Gomes élimine la Roja dès le premier tour (1-0). « Il faut bien faire la part des choses, souligne toutefois Fernando Torres, la vedette espagnole de Liverpool. Ce sont deux générations distinctes. La majorité des joueurs du groupe actuel n’a pas vécu cette défaite. Personnellement, je vois ce rendez-vous comme un match éliminatoire et c’est déjà bien suffisant. »

Simao : « On respecte les Espagnols mais on ne les craint pas »

Pour le premier derby ibérique en Coupe du monde, les champions d’Europe en titre devront en tout cas détruire le mur portugais. La formation de Carlos Queiroz reste sur une série de neuf matches sans encaisser le moindre but. Avec le nul face au Brésil (0-0), elle n’a plus perdu depuis seize rencontres, égalant son record d’invincibilité établi sous Luiz Felipe Scolari. Cette solidité défensive doit beaucoup à Eduardo, le gardien de Braga. En 18 sélections, le méconnu portier lusitanien n’a pris que trois buts. Le dernier but encaissé par la Selecçao date du 9 septembre 2009 à l’occasion d’un déplacement au Danemark (1-1).

A la télé portugaise, Luis Aragones, le prédécesseur de Del Bosque sur le banc de la Roja, a révélé ses doutes au sujet d’une équipe espagnole qui ne parvient pas à retrouver la plénitude de son jeu. « Je ne suis pas très optimiste, affirme-t-il. Si les Portugais parviennent à confisquer le ballon, ils auront des occasions pour faire la différence. » Les statistiques ne plaident pas non plus en faveur des Espagnols. Lors des dix derniers derbies ibériques, ils n’ont gagné qu’une seule fois ! « On a beaucoup de respect pour la sélection espagnole, appuie Simao. Mais nous ne la craignons pas. » On avait cru comprendre.