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Les Bleues au bout du suspense

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Dominatrices, les Françaises ont dû attendre les tirs au but, samedi à Leverkusen, pour écarter l’Angleterre (1-1, 4 t.a.b. à 3) et décrocher leur billet pour les demi-finales mais aussi leur qualification pour les JO 2012. Les Bleues affronteront mercredi le vainqueur du match entre le Brésil et les Etats-Unis (aujourd’hui à 17h30) pour une place en finale mondiale.

Les Bleues aiment les sueurs froides. Jouer à se faire peur. Et aussi les exploits. Largement supérieure à une équipe anglaise limitée mais réaliste, l’équipe de France s’est finalement imposée au bout du suspense (1-1, 4 t.a.b. à 3) en quart de finale de la Coupe du monde ce samedi à la Bay Arena de Leverkusen. Menées au score contre le cours du jeu, puis durant la séance de tirs au but, les joueuses de Bruno Bini ont dû puiser dans leurs ressources mentales pour décrocher le premier billet de leur histoire pour le dernier carré d’une Coupe du monde. « Ce n’était vraiment pas évident, souffle la défenseuse Laura Georges. On a couru après le score mais on a tenu tête aux Anglaises. On a un peu douté. Mais on savait qu’on allait aller au bout. Il nous restait du temps. Techniquement, on était plus fortes. »

Mercredi, à Mönchengladbach, les partenaires de Louisa Necib joueront leur place en finale face au Brésil ou aux Etats-Unis, qui se rencontrent ce dimanche (17h30) à Dresde. Cerise sur le gâteau de ce samedi magique : les Bleues ont aussi décroché leur qualification pour les JO 2012 à la faveur de la défaite de l'Allemagne face au Japon (0-1 a. p.), les deux meilleures nations européennes du Mondial (seules la France et la Suède restent en course) obtenant leur ticket direct pour Londres. L’Angleterre, elle, n’a plus que ses yeux pour pleurer. Ça avait pourtant bien débuté mal pour les Bleues… Dès la première minute, l’Anglaise Kelly Smith efface la gardienne Céline Deville qui remplaçait Sapowicz (suspendue) mais Georges, bien revenue, sauve le camp tricolore. La suite est nettement plus convaincante. Alors qu’Abily tire de peu au-dessus du cadre (4e), une somptueuse reprise de volée de Thiney sur un bon service de Delie met à contribution Bardsley, la portière britannique (25e). Si les Anglaises ne montrent pas grand-chose, l’équipe de France impose sa maîtrise mais pèche dans la finition.

Le chef d’œuvre de Bussaglia

Reste que dominer n’est pas gagner. Et les Tricolores vont tomber dans le piège. Jill Scott profite d’une grossière mésentente entre Lepailleur et Viguier pour lober Deville (1-0, 59e). Le coup est dur à encaisser. D’autant que les joueuses françaises, plus que jamais dominatrices, manquent cruellement de réussite devant le but. Les occasions d’égaliser ne manquent pourtant pas. Mais à l’instar de Marie-Laure Delie, qui joue trop souvent la carte personnelle, les mauvais choix ou la malchance sont légion. Et le hold up anglais prend forme… Mais cette équipe de France ne lâche rien. Profitant d’un ballon qui traine devant la surface de réparation, Elise Bussaglia signe une splendide frappe du plat du pied qui vient ricocher sur le poteau avant de faire trembler les filets (1-1, 88e). Les Bleues sont sauvées et obtiennent le droit de jouer une prolongation amplement méritée. Toujours aussi crispante, celle-ci ne donne rien, et c’est donc durant l’impitoyable séance des tirs au but que les Bleues basculent de la crispation à la délivrance. Un tir manqué de White leur permet de poursuivre l’aventure en Allemagne. A une marche de la finale, le rêve bleu est désormais permis.

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