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Les Bleues découvrent la notoriété

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Les récentes demi-finalistes de la Coupe du monde féminine ont profité d’une visite chez leur équipementier sur les Champs-Elysées pour mesurer leur popularité toute neuve. Reportage au plus près des nouvelles attractions du ballon rond.

Ce n’est pas encore la folie de France 98, mais c’est déjà un bon début. Lundi, quarante-huit heures après avoir perdu le match de la 3e place de la Coupe du monde féminine face à la Suède (2-1), les Bleues ont pu mesurer sur le sol français l’impact de leur épopée en Allemagne. Après une halte au siège de la FFF, les joueuses de Bruno Bini se sont rendues dans la boutique de leur équipementier, sur les Champs-Elysées, pour une longue séance de dédicaces.

Le public, confidentiel avant la Coupe du monde, a répondu présent. Sur la plus belle avenue du monde, Laura Georges et ses partenaires ont été acclamées par une centaine de fans. Venus en nombre, les supporters et surtout supportrices de tous âges, n’ont pas caché leur enthousiasme, une femme d’une cinquantaine d’années lâchant même quelques larmes d’émotions. « Elles nous ont fait rêver, clament en cœur des jeunes joueuses du PSG. On espère que ce sera pareil dans un an au JO ! »

Abily : « Le foot féminin attire du monde »

Une chose est sûre, les demi-finalistes du Mondial ont redonné une certaine fierté à la gente féminine : « Le foot féminin n’a aucune place dans la société française, s’emporte Emilie, 29 ans, venue spécialement de Colmar pour féliciter les Tricolores. On a affaire à une bande de machos un peu partout. Ce qu’a montré cette équipe de France est extraordinaire ! C’était magnifique au niveau technique. Elles ne tombent pas comme des mouches, comme les mecs, et ne font pas semblant d’avoir mal. Elles prennent des coups et se relèvent. »

Avant de partir en vacances, les Bleues ont donc pu mesurer leur popularité nouvelle : « On s’attendait à voir du monde car de la publicité avait été faite pour ce rendez-vous, admet Camille Abily. Cela permet de rencontrer les gens qu’on n’a pas pu voir en Allemagne et qui nous ont soutenus tout au long de la compétition. Le foot féminin attire du monde, c’est bien. » Et ce n’est sans doute qu’un début.