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Les trois bad boys du football français

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Par leurs performances médiocres sur le terrain, leur sale mentalité dans le groupe et leur attitude égoïste, ils incarnent la faillite totale de l’équipe de France à la Coupe du monde.

« Il faut les virer ces mecs, ce sont des mercenaires. Ils n’ont rien à faire en équipe de France. Il n’y a pas de respect, aucune envie, ils s’en battent les flancs. » Medhi est éducateur. A l’image de la quasi-totalité des supporters français, il est très en colère contre les joueurs de l’équipe de France. Les révélations de ces dernières heures au cœur d’un groupe au bord de l’implosion ne font que rajouter du sel sur les plaies et cibler la responsabilité des trois cadres qui ont trahi les Bleus.

Anelka, l’incorrigible
Et dire que Raymond Domenech était le sélectionneur préféré de l’attaquant de Chelsea. Mais chassez le naturel, il revient au galop ! Engoncé dans ses certitudes et son égoïsme, Nicolas Anelka n’a jamais adhéré au style de jeu pratiqué par les Bleus. Sa sortie ulcérée après le match face à l’Espagne était un signe avant-coureur de son irritation. A la mi-temps du match face au Mexique, sa colère a éclaté. Ses insultes au sélectionneur ne sont ni acceptables ni défendables. « J’ai été choqué parce que c’est grave cette attitude, affirme Gérard Houllier, le DTN. Il y a un minimum de respect à avoir. » « Il faut juste le jeter dehors », lâche Eric Di Meco. C’est ce qu’on fait les dirigeants du football français. Mais le mal est fait.

Gallas, l’autiste
Tracassé par son mollet et vexé par la perte du brassard de capitaine, le défenseur d’Arsenal s’est muré dans un silence pesant et toxique. Sa communication avec ses partenaires de la défense est nulle. A ses côtés, Eric Abidal vit un enfer depuis le début des matches de préparation. Hugo Lloris et lui ne se parlent plus. Plus grave, il ne respecte pas toujours les consignes de l’entraîneur. Recadré par Ribéry et Henry après le match face à la Tunisie, il n’a pas évolué dans son comportement, préférant bouder plutôt que faire progresser le groupe. « Lui, c’est pire que Nicolas Anelka, éructe Luis Fernandez. Je ne l’accepte plus. Je n’arrive plus à l’encaisser. Il est hautain. Il manque d’humilité, de simplicité. Il manque de tout. Il n’est même pas un défenseur de grande classe. » Son doigt d'honneur à un journaliste de TF1 à la fin de la défaite face au Mexique ne rajoute rien à sa gloire.

Ribéry, le caïd
Ti’Franck a bien grandi depuis son arrivée chez les Bleus au printemps 2006. Sa spontanéité, son absence de calcul et son talent faisaient plaisir à voir. Depuis, la star du Bayern a pris du galon et un peu le melon. En caïd de cour de récré, il a obtenu de Domenech de pouvoir évoluer sur le côté gauche et la mise à l’écart de Gourcuff. Mais sur le terrain, la star du Bayern a été incapable de faire les différences. Ça fait désordre pour le Messi français. « Il est très mal géré, et c’est une des raisons de la débandade de cette équipe », affirme pour sa part Rolland Courbis.