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Malouda : « Si on gagne, on aura toujours raison »

Le milieu offensif des Bleus veut un match contre la Chine sans buts contre la France.

Le milieu offensif des Bleus veut un match contre la Chine sans buts contre la France. - -

Le milieu offensif de Chelsea estime, avant la rencontre amicale contre la Chine, vendredi (18 heures), que les Bleus doivent acquérir une mentalité de vainqueurs pour aller loin en Afrique du Sud.

Florent, qu’attendez-vous de ce match contre la Chine ?
J’attends une montée en puissance avant le premier match de Coupe du monde, gommer les erreurs. Le fait d’encaisser des buts en début de match peut être préjudiciable, on ne peut pas se permettre ce genre de chose en compétition. C’est la base de toute bonne équipe.

La défense est-elle en chantier ?
C’est un tout, il ne faut pas stigmatiser les défenseurs. Ce sont des problèmes de communication. Ce sont des détails qui peuvent coûter cher. Aujourd’hui, c’est sans conséquence mais on peut s’en mordre les doigts. Il ne faut pas prendre de but dans ce troisième match.

Avez-vous ressenti un relâchement contre la Tunisie ?
Quand on revoit les buts, on s’aperçoit que c’est un problème de communication. On ne peut pas parler de relâchement. Il n’y a pas eu de profondeur, la Tunisie a marqué tôt et nous a attendus. Contre l’Uruguay, il ne faudra pas s’attendre à avoir beaucoup de profondeur. Depuis Tignes, il y a cette volonté d‘être présents dès le coup d’envoi.

Les problèmes gastriques de William Gallas sont-ils inquiétants ?
Ce sont des détails, toutes les sélections ont des petits aléas de ce genre. En club, j’ai joué avec des joueurs qui avaient mal au ventre mais ça ne se savait pas. Une fois qu’on est sur le terrain, il faut être au niveau.

« Je prends mes responsabilités »

Etes-vous convaincu par le schéma tactique abordé par Raymond Domenech ?
Ce n’est pas une révolution, on ne change pas de système radicalement. Ce sont des associations. La communication, c’est la clé de toute bonne défense. Il y a une défense centrale qui se met en place avec William (Gallas) et Abi (Eric Abidal). Au milieu, Yoann et moi on se projette vers l’avant, il faut trouver un équilibre, c’est de la préparation.

Comment vous sentez-vous dans cette organisation ?
Je suis à l’aise. Je sens une grosse différence avec l’Euro 2008 où les consignes étaient différentes. J’ai un peu plus de libertés. Je n’ai jamais caché que je préfère évoluer plus haut, en club je le fais, mais l’animation que l’on a pu voir à Lens (contre le Costa Rica, ndlr) me va très bien. Je sais très bien que si ça marche ça va être bien, et pareil pour l’inverse. Niveau ambiance, j’ai des bons rapports avec tout le monde mais dés que je veux donner mon avis je le fais, je prends mes responsabilités.

Nicolas Anelka a semblé en difficulté contre le Costa Rica et la Tunisie…
On reproche souvent à Nico de décrocher mais c’est un rôle ingrat dans un 4-3-3, ce n’est pas évident pour lui, mais le meilleur moyen est de travailler la complémentarité à l’entraînement. Il ne faut pas se focaliser sur les attaquants et stigmatiser Nico. Pour l’instant on marque des buts. Si on gagne, on aura toujours raison.

Suite à vos prestations, pensez-vous être un prétendant sérieux au titre ?
Gagner une Coupe du monde ne me parait pas choquant. On parle de la gagner. Même si nous avions gagné les matchs de préparation 3 à 0, la pression change tout, en compétition. Le plus important est de faire le plein de confiance pour entamer le premier match en se disant : « on va leur marcher dessus ! » c’est une mentalité à acquérir.

Capitaine Evra est-il à la hauteur ?
Patrice est très impliqué. Le fait d’avoir reçu le brassard l’a vraiment touché. Il est très attentif à ce que tout se passe bien, il a l’œil un peut partout. Pour lui, c’est nouveau en équipe de France même s’il a déjà été capitaine à Manchester. Il essaie d’être exemplaire et c’est très bon pour le groupe.

Avez-vous supervisé vos futurs adversaires ?
J’ai suivi un peu l’Uruguay, ils m’ont l’air pas mal du tout. Je sais que le Mexique a perdu face à l’Angleterre mais la semaine qui précède le match on rentre plus en détail sur les caractéristiques individuelles. On quand même suivi à distance pour le moment. Les matchs de préparation sont des indices.

Propos recueillis par Marc Benoist et Fabien Lefort à la Réunion