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Mondial 2018: les 5 raisons pour lesquelles l'Italie tremble un an après son Euro enthousiasmant

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Italie - AFP

Opposée à l'Albanie dans le cadre des éliminatoires au Mondial 2018 ce mardi soir, l'Italie inquiète. Comme si les certitudes de son Euro réussi avaient disparu en à peine un an.

Malgré l'effectif le plus faible depuis très longtemps, l'Italie avait réussi un Euro 2016 enthousiasmant, sous la houlette du meneur d'hommes Antonio Conte. Un peu plus d'un an plus tard, la Nazionale se déplace en Albanie ce mardi soir sans aucune certitude. Les joueurs du sélectionneur Gian Piero Ventura vont devoir en passer par les barrages pour se qualifier pour le Mondial 2018. S'ils ne parviennent pas à gagner dans les Balkans, les Azzurri pourraient même ne pas être têtes de série pour ces barrages. Une situation qui s'explique par une campagne éliminatoire sabotée à la rentrée 2017 mais pas uniquement. Retour sur les cinq raisons qui font que l'équipe d'Italie est passée d'une formation enthousiasmante à inquiétante en l'espace d'un an.

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1. Un sélectionneur contesté

Passer derrière Antonio Conte n’est pas tâche aisée. Après un début de mandat correct, les critiques s’abattent sur Gian Piero Ventura, le sélectionneur de 69 ans. Le costume serait trop grand pour celui qui n'a jamais entraîné de clubs de haut standing. Au moment de son intronisation, l'ex du Torino mettait en avant un style offensif et un schéma tactique en 4-2-4 qui n'a pas forcément convaincu. Ventura est accusé d'avoir envoyé ses joueurs dans le mur en Espagne (3-0), en maintenant un système devenu suicidaire vu le niveau de l'adversaire. Et si l'on ne pouvait remettre en cause la cohérence des idées du sélectionneur italien, il a finalement consenti à changer de système vendredi dernier. Gian Piero Ventura est repassé à trois derrière contre la faible Macédoine, précipitant la triste prestation de l'Italie (1-1).

2. Un Verratti qui tarde à s'affirmer

Attendu comme le successeur de Pirlo à son arrivée dans le groupe italien, Marco Verratti peine à s'imposer dans l'entrejeu de la Nazionale. Le petit milieu du PSG ne compte ainsi "que" 23 sélections alors qu'il est devenu international il y a plus de cinq ans déjà. Un total qui s'explique notamment par ses blessures récurrentes aux adducteurs mais pas que. Quand on lui fait confiance, il déçoit souvent, ce qui était encore le cas contre l'Espagne et Israël en septembre. La sélection italienne a besoin que Verratti devienne un des piliers. Mais le joueur de presque 25 ans n'a jamais joué avec la sélection au niveau qui a pu être le sien au PSG.

3. Un socle défensif fragilisé

Parmi les seules certitudes de l'équipe d'Italie ces dernières années, Buffon et le trio Barzagli - Bonucci - Chiellini n'offrent plus les mêmes garanties dernièrement. Le gardien de bientôt 40 ans n'a pas été à la hauteur contre l'Espagne en septembre. Tout comme Leonardo Bonucci, méconnaissable depuis qu'il a quitté ses trois compères de la Juve pour le Milan AC l'été dernier. Celui qui s'était imposé comme un leader de la Nazionale et une référence mondiale à son poste met du temps à digérer son transfert en Lombardie. Quant à Andrea Barzali, il accuse le poids des années à 36 ans. Encore titulaire en Macédoine vendredi, il n'a pu finir la rencontre, blessé.

4. Des éliminatoires toujours aussi difficiles

Historiquement, la Nazionale n'a jamais été habituée à survoler les campagnes éliminatoires. Pour ce Mondial 2018, les joueurs de Ventura ont longtemps été sereins. Même s'ils n'ont jamais vraiment brillé, ils restaient invaincus après six rencontres, grâce à cinq victoires contre les sélections les plus faibles et un nul décroché contre l'Espagne à Turin en octobre 2016 (1-1). Mais une rentrée 2017 catastrophique place l'Italie sous tension. La déroute de Madrid face à la Roja (3-0), la Squadra Azzurra n'a gagné "que" 1 à 0 contre Israël avant de concéder un triste nul contre la Macédoine (1-1), à domicile également.

5. Une relève qui ne s'impose pas

L'effectif de la Squadra Azzurra est loin de faire peur. La faute à un creux générationnel et aux difficultés qu'ont certains joueurs se montrer aussi performants en sélection qu'en club. Parmi les cadres du Napoli ultra séduisant de Maurizio Sarri, Lorenzo Insigne n'arrive pas à peser sur le jeu de l'Italie, peut-être pas aidé par le fameux 4-2-4 de Ventura. Même constat pour Ciro Immobile. L'attaquant de la Lazio cartonne en championnat depuis deux saisons mais paraît encore trop tendre pour le niveau international. Plus globalement, cela fait plusieurs années qu'aucun nouveau joueur n'a explosé au point de devenir un joueur incontournable du onze titulaire. L'attaquant du Torino Andrea Belotti constitue peut-être la seule exception à cette règle mais il n'a qu'une saison pleine dans les jambes.

VIDEO - L'Avis de Simone Rovera sur le match nul de l'Italie:

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