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Mondial J-100 : Le Brésil ne sera pas prêt

Aéroport de Salvador

Aéroport de Salvador - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

L’inquiétude grandit au Brésil à J-100 du coup d’envoi de la Coupe du monde. Entre des travaux inachevés dans certains aéroports et des logements insuffisants, le Mondial 2014 promet bien des déconvenues à ses nombreux visiteurs.

Après l’obtention de la Coupe du monde, le gouvernement brésilien avait entrepris un vaste plan de réforme et d'agrandissement des aéroports du pays. L’objectif était d’accueillir les 600 000 touristes étrangers attendus pour l’événement, en plus de tous les supporters et vacanciers brésiliens qui voyageront dans le pays durant la compétition. A 100 jours du coup d’envoi, on sait déjà qu'une partie des chantiers ne sera pas livrée à temps. C'est ainsi le cas des aéroports de Rio de Janeiro, Belo Horizonte, Manaus et Salvador.

Symbole d’un retard très inquiétant, le Terminal 1 de l’aéroport international Galeao de Rio de Janeiro (vols internationaux). « Seulement un tiers des travaux seront faits, soupire Rui Pessoa, président du Syndicat des travailleurs de l'avion civile de Rio de Janeiro. L'embarquement et le débarquement sur le Terminal 1 vont être assez touchés. Je ne sais pas ce que va faire le gouvernement. » On évoque un terminal provisoire.... L'Infraero, l’entreprise brésilienne d'infrastructure aéroportuaire se veut néanmoins rassurante. Selon elle, l'aéroport de Galeao a une capacité d'accueil suffisante pour recevoir tous les touristes durant la Coupe du Monde, même si les travaux du Terminal 1 ne sont pas achevés.

Vers une pénurie de logements

Le logement est l’autre grande préoccupation des Brésiliens. En 2012, l'Institut brésilien de géographie et de statistiques (l’équivalent de l'INSEE), avait alerté sur ce problème. Les 12 villes hôtes avaient la capacité pour accueillir 416 000 visiteurs. Problème, 600 000 touristes étrangers sont attendus, en plus des quelques millions de Brésiliens qui vont se déplacer dans le pays durant la compétition. A Cuiabá, par exemple, une ville de 600 000 habitants du Mato Grosso, il y a environ 13 000 places d'hôtel quand le stade compte 43 000 places. Des solutions alternatives chez l'habitant sont envisagées. A Rio de Janeiro, le secteur hôtelier a entrepris la construction d'un peu plus de 5 000 chambres. D'autres sont encore en chantier en vue des Jeux Olympiques 2016. Une autre histoire.

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A.B. avec Mélanie Ferreira