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Portugal recherche trophée désespérément

Ronaldo et ses hommes veulent briser la malédiction.

Ronaldo et ses hommes veulent briser la malédiction. - -

Souvent placé, jamais gagnant, la Selecção traîne une réputation dont elle aimerait bien se débarrasser une bonne fois pour toute lors du Mondial brésilien. Mais Cristiano Ronaldo et les siens en ont-ils vraiment les moyens ?

En finir avec les médailles en chocolat, voilà le grand objectif du Portugal. Sur la scène continentale ou mondiale, l’«autre» Selecção n’a jamais réussi à soulever un trophée majeur. Mais sa collection de places d’honneurs est impressionnante : troisième du Mondial 1966, quatrième de l’Euro 84, quatrième de l’Euro 2000, finaliste de l’Euro 2004, quatrième du Mondial 2006 et quatrième de l’Euro 2012.

Pour vaincre le signe indien, un homme capitalise les espoirs de tout un peuple : Cristiano Ronaldo. La pépite de Madère est attendue comme le Messie. Mais si la star du Real Madrid fait peur à toutes les défenses du monde, sa sélection a perdu de sa superbe. Et pour réussir là où la génération Eusebio, puis celle de Figo, ont échoué, il faudra un Ronaldo au sommet de son art.

Ronaldo : « Nous ne sommes pas les favoris »

Autour de lui, le double Ballon d’or (2008, 2014) pourra tout de même compter sur quelques éléments d’expérience. En défense, Pepe et Fabio Coentrao ont réalisé une saison pleine avec le Real Madrid, tout comme Bruno Alves au FC Porto. Au milieu, le Monégasque Joao Moutinho, auteur d’une saison en demi-teinte, ou encore Raul Meireles, aujourd’hui à Fenerbahçe, seront évidemment attendus. En attaque, « CR7 » sera bien sûr l’arme fatale et pourra compter sur des soutiens aux noms ronflants, mais plus forcément dans leur meilleure période (Helder Postiga, Nani ou encore Varela).

Devancés par la Russie dans leur groupe de qualifications, les Portugais ont dû en passer par la case barrages. Un duel au sommet face à la Suède de Zlatan Ibrahimovic, pour deux victoires et toujours le même homme providentiel : Cristiano Ronaldo, auteur des quatre buts (1-0, 2-3). Cet écueil passé brillamment, les hommes de Paulo Bento ont hérité d’un groupe G au Mondial qui a tout du piège avec l’Allemagne, les Etats-Unis et le Ghana au menu.

Un sommet contre l'Allemagne en entrée

La Mannschaft sera bien sûr favorite de la poule et devrait, selon toute vraisemblance, s’adjuger la première place. Mais derrière, rien n’est joué. Les Américains représentent un très mauvais souvenir pour les Portugais. Lors du Mondial 2002, Pauleta, Couto, Rui Costa, Figo et consorts avaient sombré face aux coéquipiers de Landon Donvan (2-3), précipitant leur élimination dès le premier tour dans un groupe pourtant abordable (qui comprenait également la Corée du Sud et la Pologne). Enfin le Ghana, révélation de la dernière Coupe du monde (quart de finale), sera également un adversaire redoutable.

Cristiano Ronaldo craint d’ailleurs énormément ses adversaires. « Nous ne sommes pas les favoris, mais nous allons tenter de prendre du plaisir, a-t-il expliqué dans une interview à la chaîne brésilienne SporTV News. Nous savons que nous avons un groupe compliqué. A mon avis, c'est le plus fort du Mondial, mais nous allons pas à pas. » Même son de cloche pour son compère Hugo Almeida. « Nous rêvons d'être en finale. C'est tellement agréable de rêver. Pourquoi ne pas rêver ? Mais nous devons garder les pieds sur terre, assure l’attaquant du Besiktas dans une interview donnée au journal Record. Le premier obstacle sera de passer le groupe. Pensons étape par étape mais, de toute évidence, c’est un très grand rêve d'être champions du monde. » Le Portugal aura rapidement l’occasion de confronter son rêve à la réalité, le 16 juin à Salvador, avec un premier duel au sommet contre l’Allemagne.

Nathan Gourdol