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Pourquoi le Portugal ne fait pas partie des favoris

Crstiano Ronaldo et Fábio Coentrão

Crstiano Ronaldo et Fábio Coentrão - -

Rarement cité parmi les favoris du Mondial, le Portugal -qui entre en lice ce lundi face à l’Allemagne- doit se contenter d’un sempiternel statut de faire-valoir. Pourtant, le 4e du classement FIFA a quelques arguments en sa faveur.

Une équipe sous-estimée

Souvent, l’équipe du Portugal est résumée à Cristiano Ronaldo. Une image réductrice due à de multiples facteurs. Tout d’abord, un manque de visibilité des joueurs qui la compose. Miguel Veloso (Dynamo Kiev) joue en Ukraine et Bruno Alves, Raul Meireles (Fenerbahçe), Hugo Almeida (Besiktas) en Turquie. Sans compter les joueurs qui jouent au pays, un championnat peu médiatisé, en manque de temps de jeu (Nani) ou pas à leur meilleur niveau (Joao Moutinho). Malgré tout, cette équipe est sensiblement la même qui s’est hissée en demi-finale contre l’Espagne à l’Euro 2012 (0-0 puis défaite aux tirs au but).

Une qualification acquise dans la douleur

La Selecçao a failli ne jamais partir pour le Brésil. Le Portugal termine 2e de son groupe à seulement un point de la Russie. Ce qui l’oblige à jouer des barrages contre la Suède (1-0,3-2) de Zlatan Ibrahimovic et influence sans doute les observateurs. Cependant, dans son histoire, les Portugais ont toujours été meilleurs en phase finale de Coupe du monde et n’ont jamais survolé les éliminatoires. 

Aucun titre majeur

Son manque de titre est un autre constat qui influence la perception de la sélection. Le Portugal n’a jamais gagné de compétition majeure. Même lorsque l’occasion rêvée d’écrire l’histoire lors de l’Euro 2004 contre la Grèce (1-0) à domicile se présente. Mais sans être transcendante, l’équipe déjoue souvent les pronostics comme en 2010 où elle trébuche en demi-finale contre le futur champion, l’Italie.

Un groupe difficile

Impossible toutefois d’occulter la complexité du groupe des hommes de Paulo Bento. La première place semble promise à l’Allemagne. Le Ghana, quart de finaliste en 2010, est un candidat crédible dans le rôle de dauphin. Et pour ne rien arranger, les Etats-Unis profitent de l’essor du « soccer » et de la MLS. Dur, dur.

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La rédaction