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Pourquoi les Brésiliens détestent les Argentins

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Les fans de football le savent : ce n’est pas l’amour fou entre Brésiliens et Argentins, qui entrent en lice ce dimanche face à la Bosnie. Et pourtant, tout avait bien commencé pour ces deux peuples. Explications.

C’est bien connu, les plus grandes rivalités naissent souvent d’une amitié qui a mal tourné. Difficile à croire, mais c’est pourtant le cas entre Brésiliens et Argentins, voisins géographies et rivaux footballistiques. Les deux peuples ne se sont pas toujours détestés. Roque Sáenz Peña, président de l’Argentine, déclarait ainsi en 1908 : « Tout nous unis, rien ne nous sépare ». Même un premier conflit sur un plan politique, pour le contrôle du territoire formé aujourd’hui par l’Uruguay, avait été enterré. Et puis, les deux pays se sont battus côte à côte lors de la Guerre du Paraguay en 1864. 

Puis vint le football. Si l’ennemi historique reste l’Uruguay, qui a triomphé sur l’Argentine en finale de Coupe du monde 1930, un deuxième antagonisme plus célèbre nait dans la seconde moitié du XXe siècle. A partir du moment où l’Albiceleste vient contester la suprématie des Auriverde, notamment sous la dictature de Jorge Videla lorsqu’elle organise le Mondial 1978 qu’elle remporte à domicile, les relations vont se détériorer. Jusqu’à conduire à une rupture définitive.

Maradona pris en grippe lors de Brésil-Croatie

Symbole de cette rivalité exacerbée, Diego Maradona, perdu dans les couloirs de l’Arena Corinthans jeudi lors du match Brésil-Croatie (3-1), a failli passer un mauvais moment lorsqu’il s’est retrouvé nez à nez avec des supporters auriverde. La légende argentine a été extraite de justesse par un employé du stade de l’attroupement qui s’était formé autour de lui. 

Malgré les apparences, cette animosité s’est calmée ces dernières années. De nombreux joueurs argentins se sont exilés dans le championnat brésilien. L’un d’eux, Pablo Guiñazu (ex-Internacional Porto Alegre) l’a même reconnu : « Sans aucun doute, la relation a évolué des deux côtés, les transferts de joueurs entre les deux pays se sont multipliés ». Les fans du Corinthians se rappellent notamment du sacre de 2005 acquis en grande partie grâce à Carlos Tevez. Pas sûr toutefois que ce soit suffisant pour enterrer la hâche de guerre. 

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La rédaction