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Taiwo, le Goldorak nigérian

Taye Taiwo

Taye Taiwo - -

Le surpuissant latéral de l’OM et des Super Eagles du Nigeria découvre la Coupe du monde ce samedi face à l’Argentine.

Janvier 2005. La silhouette bodybuildée de Taye Taiwo apparaît au centre d’entraînement de la Commanderie. D’emblée, ses coéquipiers lui dégotent un surnom qui ne le quittera plus : « Goldorak ». Son premier défi à l’OM ? Faire oublier Bixente Lizarazu parti au Bayern Munich.
Pour la modique somme de 180 000 euros, le Nigérian, remarqué au Mondial junior, intègre l’équipe phocéenne. Il s’impose rapidement sur le flanc gauche de la défense. Trop rapidement, peut-être. Taiwo n’a même pas vingt ans. Ses lacunes tactiques criantes perturbent son acclimatation. Mais ses entraîneurs successifs, fascinés par son potentiel physique hors du commun, ne le laisseront quasiment jamais sur le banc. Pape Diouf, alors président de l’OM, déclare qu’il n’a « rien à envier à Dani Alves », la star des latéraux brésiliens. Gaby Heinze, son coéquipier à Marseille et adversaire ce samedi, ne tarit pas d’éloges. « Il est impressionnant. Je ne l'ai jamais vu fatigué, jamais se faire masser, c'est incroyable… »

Retour en grâce

En équipe nationale, le discours est plus nuancé. Ses bourdes à répétition lui valent quelques mises à l’écart, la plus spectaculaire lors de la CAN 2010. En janvier contre l’Egypte (3-1), il a le malheur de se retourner devant une frappe d'Hassan. Le ballon rebondit sur son dos et finit sa course au fond des filets. Pendant plusieurs mois, on ne le reverra plus titulaire sous le maillot vert… avant que le jeu de chaises musicales dû à la blessure d’Apam, le défenseur de Nice, ne précipite son retour en grâce.
Face à l’Argentine, « Tataye » aura toutefois fort à faire. La star Lionel Messi et le funambule Angel Di Maria vont être amenés à croiser sa route. Mais le bon vivant ne fera pas de complexe. Et si un coup-franc se présente, c’est peut-être lui qui va délivrer tout un peuple. Car quand « Goldorak » frappe au but, un conseil : mieux vaut s’éloigner…

FF