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Un quart de stars

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Le choc entre Néerlandais et Brésiliens, ce vendredi, au Nelson Mandela Bay stadium de Port-Elizabeth (16h), est l’un des grands classiques de la Coupe du monde.

« Pour nous, c’est comme une finale ! » Ce vendredi, au Nelson Mandela Bay stadium de Port-Elizabeth (16h), Robinho sait que la Seleçao va passer son premier test grandeur nature. C’est la quatrième fois que les Brésiliens et les Néerlandais se retrouvent en phase finale d’une Coupe du monde. Pour l’instant, les deux équipes sont à égalité : un succès chacun et un nul (1-1) en 1998, lorsque le Brésil s’était imposé en demi-finale à l’issue de la séance des tirs au but. « L’un des pires souvenirs de ma carrière », se souvient Philip Cocu, l’un des adjoints de Bert van Marwjik.

La victoire batave (2-0) remonte au Weltmeisterschaft de 1974 en RFA. C’est aussi le dernier succès des Pays-Bas face au Brésil. Ce jour-là, Johan Cruyff avait réalisé un match prodigieux. Aujourd’hui, le légendaire n°14 néerlandais est très critique à l’égard de Dunga et de ses joueurs. « C’est une honte pour les supporters, lâche Cruyff. Cette équipe joue trop défensif, jamais je ne paierai pour aller les voir jouer. »

Cruyff : « Une honte pour les supporters »

En 1974, mis à part Sander Boschker, le gardien remplaçant, aucun Néerlandais n’était encore né. Fort de leurs quatre succès en autant de matchs lors de ce Mondial, et surtout de leur série historique de vingt-trois matches sans défaite, les Oranje s’avancent sans complexe face à des Auriverde loin du football samba qui a fait leur réputation. « Le Brésil défend avec six joueurs très costauds, avance Bert van Marwjik. C'est vraiment une équipe très solide. »

Le sélectionneur batave pourra compter sur un Arjen Robben de retour en pleine forme, après sa blessure à la cuisse. « Robben est un bon joueur, reconnaît Juan, l’une des citadelles défensives brésiliennes. Nous devrons y faire attention. Mais les Pays-Bas ne se résument pas qu’à lui. » « En tout cas, nous sommes venus en Afrique du Sud pour être champions du monde, martèle Luis Fabiano. Et nous ferons tout pour y parvenir. » Les retrouvailles entre les deux équipes risquent en tout cas d’être explosives. Pour le plus grand bonheur de spectateurs privés de beau football depuis le début de la compétition.