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Valentin, l’homme qui a dit non

Jean-Louis Valentin

Jean-Louis Valentin - -

Démissionnaire dimanche de son poste de directeur délégué de la FFF auprès des Bleus, Jean-Louis Valentin aimait être dans l'ombre de la grand-messe de l'équipe de France.

En haut de la colline, comme une âme en peine. Voici la première image de Jean-Louis Valentin aux yeux des Français. Homme de l'ombre, silhouette discrète, le Parisien n'est pas du genre à se mettre en scène. Pittoresque et bucolique à quelques mètres du Field of dreams, le tableau n'était pas voulu. A 46 ans, Jean-Louis Valentin a roulé sa bosse. Et de quelle manière. Diplômé de l'IEP, titulaire d'une maîtrise de Droit, brillamment sorti de l'ENA, l'officieux bras droit de Jean-Pierre Escalettes est nourri à l'expérience. Porte flingue du président de la FFF, Valentin lui a déjà sauvé la mise à de nombreuses reprises. En toute discrétion. Comme toujours.

Une source proche de l'équipe de France décrit Valentin comme un « serviteur de l'Etat et du foot, très droit et trop honnête pour ce milieu ». Sans doute un peu candide aussi. JLV a tout du parfait politique. Dans le bon sens du terme. Joint lundi matin, Valentin s'est montré cordial et disponible : « Je ne peux pas vous parler car je prends un avion, dit-il, un sourire dans la voix. Je rentre à Paris. Rappelez-moi après la match contre l'Afrique du Sud. »

Il n'avait pas encore 30 ans lorsqu'il enchaînait les poste au Ministère de l'Intérieur avant de devenir directeur de Cabinet de Jean-Louis Debré, le président de l'Assemblée Nationale (2002-2005) puis directeur général délégué de la FFF. Valentin a surtout ouvert une voie royale à Michel Platini. L'actuel président de l'UEFA a suivi à la lettre les consignes de son directeur de campagne. Valentin a œuvré jusqu'à plus soif pour que le meilleur joueur français de tous les temps dirige l'UEFA.
Sorti comme une colombe de la manche de David Copperfield, Valentin a ouvert une brèche. Souhaitons qu'elle soit suivie par d'autres.