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Weil : «Il y aura assez de place pour le business»

Thierry Weil est le directeur marketing de la FIFA

Thierry Weil est le directeur marketing de la FIFA - -

Le directeur marketing de la FIFA se défend de protéger excessivement les marques partenaires de la Coupe du monde.

Thierry Weil, comprenez-vous les inquiétudes des personnes qui disent que vous n’aidez pas le commerce local pendant la Coupe du monde, en réservant le business du Mondial aux grosses entreprises internationales ?
J’avais fait une table ronde avec les médias sud-africains qui nous disaient que nous faisions toutes sortes de restrictions. Par exemple, en empêchant les « Mamas » de vendre leurs saucisses. Nous, on dit qu’ils peuvent vendre dans certains périmètres. On leur a même donné d’autres localités. Je réponds ceci : si vous achetez une voiture, vous ne laissez pas les clefs à l’intérieur. Vous laissez les clefs dehors pour que tout le monde puisse s’en servir. C’est ce que nos partenaires ont fait. Ils ont acheté une voiture et elle leur appartient.

Les « Mamas » pourront-elles vendre leurs produits ?
Le business pourra être fait car on n’interdit à personne de vendre à l’intérieur du périmètre. Il y a assez de place pour faire le business. Ces personnes-là ont fait du business pendant trois ans lors de la construction des stades, en vendant à manger aux ouvriers. Le business peut se faire. Tant que les personnes ne vendent pas des produits FIFA, il n’y a pas de problème. On a une zone autour des stades où on autorise à toutes ces « Mamas » et ces personnes de vendre. Cependant, on n’autorise pas les concurrents de nos partenaires.

Le business passe avant le folklore...
On ne les exclut pas. On les repositionne. Les villes les ont repositionnées à des endroits clefs. Ça peut être un ou deux kilomètres. Oui, elles seront déplacées de un ou deux kilomètres mais ce n’est pas le problème. Ces personnes feront du business avec la Coupe du monde. Le problème, ce sont les grandes sociétés qui veulent se greffer sur la Coupe du monde sans avoir eu le courage de signer avec la FIFA.

Propos recueillis par Loïc Briley