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Courbis, une alerte et ça repart !

Rolland Courbis

Rolland Courbis - AFP

Après avoir passé la nuit à la clinique, en raison de douleurs thoraciques, Rolland Courbis s’est présenté ce jeudi en conférence de presse. Et le coach de Montpellier est resté fidèle à lui-même, ironique, bavard et touchant.

Il est arrivé, fidèle à lui-même, tee-shirt noir et survêtement du club sur le dos. Avant de prendre place face aux journalistes qui l’attendaient ce jeudi dans la salle de presse de Montpellier. « Ça va, ça ne sera pas pour cette fois. J’ai essayé mais je n’y suis pas arrivé », a lancé d’entrée Rolland Courbis. Pour mieux détendre l’atmosphère. Quelques heures plus tôt, le coach du MHSC quittait la clinique où il passé la nuit en raison de douleurs thoraciques persistantes. Le spécialiste qui l’a examiné lui a prescrit un traitement mais son état de santé s’est finalement révélé rassurant.

Coach Courbis peut poursuivre son activité professionnelle. Et il n’a rien perdu de sa verve et de son sens de l’humour. Au milieu d’une de ses réponses de trois minutes, le membre de la Dream Team RMC Sport évoque les symptômes qui ont conduit le SAMU jusqu’à son hôtel dans la nuit. « Je ne sais plus le terme technique, ce sont les battements du cœur qui s’affolent un petit peu, explique-t-il. Les battements de cœur, à l’intérieur de quelqu’un qui n’est pas trop normal, ils peuvent s’affoler un peu plus que la moyenne. »

Un hommage au speaker du MHSC

Reconnaissant que ces douleurs étaient certainement liées au stress que génère le métier d’entraîneur, Courbis a ensuite rapidement embrayé sur le sportif. Intempéries, tactique, déplacement à Nice. Le tout en lâchant de nombreuses références à son hospitalisation. Mais si le technicien de 61 ans a choisi d’ironiser sur sa situation, c’est pour mieux rendre hommage à Laurent Prouget, le speaker du MHSC, décédé dans la journée des suites d’une longue maladie. A l’âge de 37 ans.

« La vie est bizarre, a confié Courbis. Moi, j’ai un malaise et on en parle depuis 24 heures, mais je ne suis pas mort. Et notre speaker qui laisse un petit de huit ans, une tristesse familiale, on n’en parle pas. Quitter cette planète, même si par moment elle est pourrie, à 37 ans, c’est quand même un peu tôt et un peu triste.... »

Avec Julien Landry, à Montpellier

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Rédacteur