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André, le bon coup de Bordeaux

Wendel est ravi d'accueillir son nouveau coéquipier

Wendel est ravi d'accueillir son nouveau coéquipier - -

Le jeune attaquant brésilien des Girondins a fait ses premiers pas en L1 dimanche dernier face à Lyon. A 20 ans, il découvrira ce mercredi le Stade de France. Ses compatriotes de Bordeaux décryptent le phénomène.

Avec lui, tout va très vite. Ses passements de jambes comme sa trajectoire. Encore à Santos l’été dernier, il n’a pas su résister aux dollars du Dynamo Kiev. Le froid, le banc, la langue, zéro but et un début de déprime lui donnent très vite des envies d’ailleurs. La piste Gameiro abandonnée, Bordeaux le convainc sans forcer. Prêté jusqu’à la fin de la saison du côté du Haillan, André a été accueilli en version originale par ses trois compatriotes Jussiê, Fernando et Wendel. « Il était un peu timide à son arrivée, un peu stressé, témoigne ce dernier. On a essayé de le prendre sous notre aile, de l’intégrer le plus vite possible, car il n’a que quatre mois pour montrer son talent, son visage. »

Jussië : « C’est plutôt un n°9 »

Son visage, on devrait facilement le reconnaître avec cette crête à faire pâlir Mamadou Sakho. Mais ce sont pour ses qualités de finisseur qu’il espère faire parler. A Santos, le club historique de Pelé, il a inscrit 28 buts en 49 matches. « C’est plutôt un numéro 9. Il ne reste pas fixe, il bouge tout en restant haut sur le terrain. Il est jeune mais il est déjà en équipe du Brésil. Ce n’est pas un hasard », admire Jussiê. Fernando renchérit : « Il a déjà montré qu’il a du jeu, du ballon. Il est très facile techniquement. »

Avant de penser vraiment aux Girondins, avec lesquels il a déjà joué un petit bout de match face à Lyon dimanche dernier, André se concentre sur ce France-Brésil qui pourrait bien faire gonfler sa réputation dans l’Hexagone. Il a gardé de son pays natal un sens aigu du but et du rythme qu’il adore mélanger : « Au Brésil, il faisait une petite chorégraphie après chacun de ses buts. J’espère qu’on le verra beaucoup danser à Bordeaux », rigole Wendel. S’il pouvait éviter de donner son premier cours de samba mercredi soir…

S.B.