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Arménie-France, "un match de merde"…

Les Bleus impressionnent et font craindre le pire à la sélection arménienne.

Les Bleus impressionnent et font craindre le pire à la sélection arménienne. - AFP

Rincée après son match plein mais héroïque samedi face à la Serbie (1-1), l’Arménie n’en mène pas large au moment de recevoir une équipe de France en pleine bourre, ce mardi en amical à Erevan (18h). Bernard Challandes, son sélectionneur, a « peur de prendre un carton » et parle même de « match de merde » et de « cadeau empoisonné ». Rien que ça !

Il y a tout juste un an, jouer contre l’équipe de France était presque un cadeau tombé du ciel. Alors qu’ils pointaient au-delà du 20e rang mondial, nos Bleus pâles n’impressionnaient plus grand-monde. Et faisaient figure d’honnêtes sparring-partners, abordables, prévisibles et donc battables. Oui mais voilà, les barrages face à l’Ukraine puis la Coupe du monde au Brésil sont passés par là. Un groupe est né, des automatismes se sont créés et la France a retrouvé à la fois une certaine forme de standing et un vrai niveau de compétitivité.

C’est donc face à une France de gala et délestée de toute pression puisque qualifiée d’office pour l’Euro 2016, que l’Arménie s’apprête à recevoir ce mardi (18h) les protégés de Deschamps. Une réception en grandes pompes dont se serait bien passé Bernard Challandes, le sélectionneur suisse de l’équipe arménienne (52e au classement FIFA), qui va devoir sortir l’argenterie et dresser la table au pire moment.

« C’est un calvaire »

« Pour moi, c’est un match de merde ! lâche Challandes. Samedi, mes joueurs ont tout donné (1-1 face à la Serbie en éliminatoires, ndlr), on a dû aller les chercher pour les sortir tellement ils ont travaillé. Rejouer trois jours après, c’est un calvaire. C’est un cadeau empoisonné. Je ne peux pas jouer avec l’équipe B contre l’équipe de France, d’ailleurs, je n’ai pas d’équipe B. Les joueurs qui jouent dans le championnat d’Arménie n’ont pas le rythme pour faire deux matches à ce niveau-là. Ça me fait un peu peur et moi, je ne sais pas trop comment je vais faire. C’est un match un peu piège. Je n’aimerais pas que l’équipe prenne un carton parce qu’elle mérite autre chose. »

A vingt-quatre heures du « test-match » face à la France, Challandes a donc du pain sur la planche. Et tente de trouver la bonne formule, entre expérimentation et consolidation des acquis. « Il va falloir une fois de plus trouver des solutions, explique-t-il. Ca peut être un bon test. Peut-être qu’on peut découvrir un joueur. J’ai un ou deux jeunes joueurs que je vais peut-être lancer à cette occasion. En espérant que ça se passe bien... » Ou comment une rencontre amicale peut virer au match de merde…

GM